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Alors que Bank Al Mahrib, la banque centrale qu’il dirige est censée
être à la pointe de la lutte contra la circulation de chèques en bois,
son directeur général Abdellatif Faouzi, risque gros aujourd’hui devant
le tribunal de Rabat pour avoir émis sans les honorer, des chèques
d’un montant global de 285 millions de centimes, une somme empruntée
pour réaliser un investissement au profit de son épouse, un projet
dans lequel il a tout perdu y compris son poste prestigieux.

Très connu et apprécié pour ses compétences en matière financière,
l’homme s’approchait d’une paisible retraite bien méritée quand il
s’est subitement retrouvé face à d’énormes difficultés qu’il n’ a pu
dépasser bien que la justice lui ait accordé à deux reprises et à sa
demande, un délai suffisant pour trouver un arrangement avec
l’organisme qui lui avait accordé le prêt et qu’il s’était engagé à
rembourser sans tenir ses engagements, chose qui lui a valu une
détention provisoire. L’heure de vérité est donc prévue pour
aujourd’hui et l’homme sera fixé sur son sort alors que rien ne
semble indiquer qu’il sera en mesure d’honorer ses dettes et trouver
une issue favorable à cette affaire dont parle le tout Rabat.

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