Le directeur de la télévision berbère condamné en appel pour harcèlement sexuel

Le directeur de la télévision berbère condamné en appel pour harcèlement sexuel

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Six mois de prison avec sursis, 2 000 euros d’amende et 9 000 euros de dommages et intérêts : la cour d’appel a légèrement aggravé la première condamnation de Saïd Lamrani, directeur de la chaîne TV4 amazighe, accusé par trois de ses journalistes d’harcèlement sexuel.

A l’issue du verdict, une des plaignantes faisait part de sa satisfaction : « Je me sens rétablie dans ma dignité, dans mes droits et je suis contente qu’il y ait condamnation et confirmation de la condamnation. » Selon elle, l’augmentation de la somme des dommages et intérêts n’était pas le principal : « Un dinar symbolique aurait pu suffire. Le plus important c’est que les femmes parlent et n’acceptent plus d’être considérées, non pas comme des compétences, mais comme des objets sexuels. »

Ce procès, le premier dans l’histoire des médias algériens, a été très médiatisé et son impact sur la société se fait déjà sentir.

« On entend de plus en plus maintenant des histoires de dépôts de plaintes au niveau de la justice. Cela prouve que c’est important et que ça contribue à changer les choses. Maintenant, j’espère que le mur du silence va tomber et que cela va donner le courage aux femmes d’oser aller vers la justice parce qu’il faut qu’elles comprennent que cela porte ses fruits », explique Linda Bouhadma, journaliste à la radio nationale et membre du comité de soutien aux victimes.

Depuis le mois d’octobre, le directeur général est suspendu de ses fonctions. Les trois plaignantes devraient pourvoir reprendre leur travail.

 

rfi.fr/actu-maroc.com_________________

 

 

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