Le discours royal du 9 mars, un  » discours du changement démocratique...

Le discours royal du 9 mars, un  » discours du changement démocratique  » (rencontre)

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Lors de cette rencontre, organisée à la Faculté de Droit par le Syndicat national de l’Enseignement supérieur en collaboration avec l’Université Hassan 1-er, les intervenants ont relevé que le moment est aux réformes politiques, constitutionnelles et territoriales, notant que le discours de SM le Roi Mohammed VI du 9 mars offre l’opportunité  » historique  » du changement démocratique qu’il faut saisir.

Les professeurs-chercheurs, Habib El Malki, de l’Université Mohammed V de Rabat, Mohamed Darif, de l’Université Hassan II de Mohammedia, et Abdelali Hami Eddine, de l’Université Abdelmalek Essaâdi de Tanger-Tétouan, ainsi que Mohamed Moujahid, Secrétaire général du Parti socialiste unifié, ont, tour à tour, souligné que le Maroc doit saisir cette opportunité de changement démocratique à travers une nouvelle constitution répondant aux aspirations du peuple marocain.

M. El Malki réfute, à ce propos, la thèse selon laquelle la société marocaine et ses élites ne seraient pas préparées pour les réformes avancées et estimé que c’est un alibi qui tend à entraver les réformes démocratiques, pour consacrer le statu-quo.

Revenant sur le discours royal du 9 mars, M. El Malki a indiqué que ce discours a répondu à plusieurs questions posées lors de l’expérience de l’alternance consensuelle au Maroc (1998-2002).

Ces questions sont au fond du débat et de l’actualité aujourd’hui, a-t-il dit, se réjouissant que la réforme devient une question populaire.

Pour M. Moujahid, le discours royal, qui a ouvert la voie au changement, ainsi que le mouvement du 20 février, constituent des évènements et étapes importants au Maroc.

Le discours royal constitue une interaction avec les attentes du peuple, a-t-il fait remarquer, soulignant que le mouvement du 20 février n’est pas né du vide, » mais du cumul des luttes populaires ».

M. Moujahid a insisté sur l’importance d’oeuvrer pour gagner le pari des réformes démocratiques et rendre confiance en les institutions nationales.

De son côté, M. Darif a relevé que les réformes politiques, constitutionnelles et territoriales interviennent, également, dans le cadre des engagements du Maroc envers l’Union européenne, liés par le Statut avancé depuis octobre 2008, ainsi que pour tenir compte des relations avec les Etats-Unis, pays avec lequel le Royaume a signé un accord de libre-échange en juin 2004.

Pour M. Darif, le discours royal du 9 mars constitue  » une décision politique « , au vu de son contenu.

Pour sa part, M. Hami Eddine a fait remarquer que la réforme ne constitue plus une question « élitiste  » au Maroc, mais devient l’affaire de tous.

Le discours royal est important, sans précédent et marque une mutation historique, a-t-il affirmé, soulignant que la démocratie est une revendication populaire.

Quant au président de l’Université Hassan 1-er, M. Ahmed Nejmeddine, qui a ouvert cette rencontre, il a indiqué que le discours royal du 9 mars est un discours historique qui répond aux attentes du peuple marocain et qui marque un tournant décisif dans le processus de la démocratisation et de la consolidation de l’Etat moderne.

M. Nejmeddine a, à cette occasion, rappelé notamment qu’au lendemain du discours royal, les étudiants de la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales de Settat, inscrits en Doctorat, en Master et en Licence étaient à pied d’oeuvre pour préparer un débat sur les projets de réformes, dans le cadre d’ateliers qui ont eu lieu les 30 et 31 mars 2011.

Il a, par ailleurs, souligné que l’Université Hassan 1-er, tout en assurant sa mission principale de prodiguer le savoir et d’encourager la recherche scientifique, reste intégrée dans son environnement social, économique et politique.

MAP__________________________

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