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Rarement un dossier spécial consacré par un journal de renom n’aura fait autant de dégâts au sein de l’opinion publique et la classe politique algérienne comme vient de le faire celui du quotidien français de renom « Le Figaro » paru cette semaine.
Fort bien documenté, sans complaisance et objectif à souhait, enrichi de témoignages de grandes signatures algériennes, ce numéro spécial fait un constat des plus inquiétants pour l’Algérie, un pays qui, peut-on y lire, ne cesse de sombrer sans espoir de retour à un grand marasme économique et politique comme il n’en a jamais vécu de par le passé, en se maintenant durablement dans l’inconnu. Depuis la chute des prix du pétrole qui ont tari ses caisses déjà vidées par sa politique d’achat de la paix social en subventionnant les denrées de première nécessité, n’ayant jamais eu le courage politique de diversifier ses revenus assurés à raison de 90% par la vente des hydrocarbures , le gouvernement algérien se retrouve désormais dos au mur et opte pour la passivité dans une situation qui se dégrade lourdement de jour en jour, plaçant le pays en cessation de paiement si la crise du pétrole se poursuit comme déjà prévu par les analystes.
Une situation aggravée encore plus par la conjoncture politique que l’essayiste algérien Boualem Sansal, n’hésite pas à rapprocher dans ce dossier spécial du « Figaro » de celle qui prévalait en Syrie avant le déclenchement de la guerre civile.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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