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L’affaire du Sahara, dont le rapport annuel doit être présenté prochainement devant le Conseil de Sécurité est en train de prendre des proportions inquiétantes depuis le différend entre le secrétaire général Ban Ki Moun et Le Maroc et une vive remontée de tension dans la région qui font craindre une reprise des hostilités, les premières depuis l’instauration d’un cessez-le-feu en 1991.

Alors que l’Algérie jette de l’huile sur le feu et que ses protégés séparatistes du Polisario bombent le torse et promettent de reprendre les armes, attitudes auxquelles le royaume répond par la mobilisation interne et aux frontières, le secrétaire général de l’Onu et son médiateur et envoyé spécial dans le dossier, Christopher Ross, semblent vouloir entraîner le Conseil de Sécurité dans l’adoption d’un rapport sévère envers le Maroc qui se verrait accuser de chercher la guerre et de lui faire endosser cette responsabilité pour avoir remis en cause la présence sur le territoire marocain de la Minurso, la force de maintien de la paix dont Rabat a demandé le départ d’une partie de ses effectifs.

Cette tournure brusque des événements est actuellement au centre de plusieurs initiatives de la part de plusieurs pays amis du Maroc, visant à empêcher que ce dernier ne soit mis au banc des accusés qui lui ferait perdre tous les bénéfices diplomatiques enregistrés avec sa proposition d’autonomie des provinces sahariennes, comme seule solution à ce conflit.

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