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Depuis l’arrivée de l’actuel président de la Mauritanie, Mohammed ould Abdelaziz, les relations de ce pays avec le Maroc se sont nettement dégradées pour passer ces derniers temps par une période de forte tempête, illustrée la semaine dernière, par le refus du roi Mohammed VI de rencontrer le chef d’état mauritanien en marge du sommet Inde-Afrique. Très vexé, Mohammed Ould Aziz, a voulu se venger en appelant le chef du Polisario pour lui affirmer le soutien de son pays aux thèses des séparatistes dans le conflit du Sahara et ce, le jour même où le royaume célébrait l’anniversaire de la « Marche Verte » et où le souverain se trouvait à Laayoune, chef-lieu de cette région. Un coup de poignard dans le dos du Maroc qui a du mal à digérer ce dur acte de traitrise, bien qu’il s’était habitué au double langage et à l’hostilité du président mauritanien.

Ce dernier, animé par d’obscures raisons, n’a cessé de montrer des gestes inamicaux envers le royaume depuis son arrivée à la présidence mauritanienne. La meilleure preuve en est le fait qu’il refuse de nommer un ambassadeur à Rabat, qu’il multiplie les appels du pied à l’Algérie et au Polisario, sans parler de sa décision de réduire le nombre d’officiers habitués à compléter leur formation militaire dans les écoles du royaume et des étudiants qui fréquentent les grandes écoles et les universités marocaines.

Mohammed Ould Aziz a du mal à cacher son jeu et à défendre par conséquent les intérêts réels de son pays pour une simple question d’égo au point de nuire aux relations entre les deux états, autrefois très proches.

Par Jalil Nouri

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