LE DRAME DES DOMESTIQUES PHILIPPINES AU MAROC

LE DRAME DES DOMESTIQUES PHILIPPINES AU MAROC

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En effet, certaines d’entre elles ont eu à subir des violences inouïes de la part de leurs employeurs qui les ont violentées physiquement, violées, affamées et jetées à la rue pour certaines d’entre elles alors que d’autres ont eu à souffrir de séquestration pendant une longue période et privées de leurs salaires et de leurs passeports. Des témoignages insoutenables qui ont effondré plus d’une et ému l’assistance, assommée de savoir qu’une telle forme d’esclavage moderne pouvait se produire derrière les murs de certaines villas.

 

Ces philippines sont pour la plupart victimes d’une filière organisée qui sévit à partir des Philippines et qui les recrutent grâce au concours de rabatteurs marocains qui leur trouvent des employeurs en échange de sommes allant jusqu’à 50 000 dh en l’absence de tout contrat de travail, ce qui laisse la porte ouverte à tous les abus. Les salaires mensuels, quand ils sont payés, ne dépassent guère les 2500 dh quand ils sont versés. Ces familles aisées qui emploient de jeunes femmes ne parlant que l’espagnol et difficilement le français, les exploitent à souhait, ne leur accordant ni repos hebdomadaire ni congé annuel, violent leurs droits les plus élémentaires et les rendent corvéables à merci sachant qu’elles n’ont aucun moyen pour se défendre.

Le visa n’étant pas exigé pour entrer au Maroc, elles seraient actuellement autour de 3000 à être venues  tentés leur chance , préférant notre pays à ceux du Golfe qui se sont taillés une sinistre réputation pour les mêmes raisons qu’elles découvrent malheureusement chez certaines familles marocaines. certaines ont même affirmé que leurs employeurs avaient confisqué leurs passeports exigeant d’elles de rembourser les 50 000 dh versés à la filière mafieuse qet ses intermédiaires à l’origine de leur recrutement .Aucune convention juridique en la matière ne liant le royaume aux Philippines, ne savent plus à quelle porte frapper pour récupérer leur document et repartir chez elles sans le sou après être restées au service de familles qui leur ont fait passer les pires calvaires des années durant. leur pays n’ayant pas d’ambassade au Maroc, il ne leur reste plus qu’à compter sur le soutien désintéressé d’âmes charitables en attendant de trouver une solution à ces drames humains devenus très fréquents.

 

Jalil Nouri pour Actu-maroc.com_______________

 

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