Le festival de Marrakech prêt à dévoiler « le miracle » d’une œuvre

Le festival de Marrakech prêt à dévoiler « le miracle » d’une œuvre

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Le festival international du film de Marrakech aborde sa dernière ligne droite en dévoilant les derniers films en compétition. Gros plan :

A quelques heures du palmarès de la quatorzième édition qui doit être donné, samedi soir, nous avons rencontré un des membres du jury, Cristian Mungiu, qui nous a livré sa vision des films. Le cinéaste roumain dit être motivé par « le miracle », celui d’une rencontre avec un auteur qui peut, au détour d’une projection, surprendre le jury.

Les deux derniers films en compétition, Red Rose de Sepideh Farsi (Iran) et The Keeping Room de Daniel Barber (Etats-Unis) ont été projeté ce matin, dans la salle des ministres du Palais de congrès, en présence de l’équipe du film, sous l’œil critique du prestigieux jury de cette quatorzième édition présidée par Elisabeth Huppert.

Parmi les quinze films en compétition figure, « L’Orchestre des aveugles » de Mohamed Mouftakir qui défend les couleurs du Maroc, une œuvre « personnelle » du réalisateur qui a reçu un accueil plutôt mitigé de la part des spectateurs présent lors de la projection de mercredi, notamment des réalisateurs et des étudiants en cinéma de l’l’Ecole supérieure des arts visuels de Marrakech (ESAV) qui estime faibles les chances du Maroc de décrocher l’Etoile d’Or.

Difficile néanmoins d’avancer un pronostic sur le palmarès, tant l’approche du septième art que peut avoir chacun des membres du jury est très différente et personnelle. « Il est quasiment impossible de dire ce qu’est un bon film », estime ainsi le cinéaste roumain Cristian Mungiu, membre du jury de cette quatorzième édition, que nous avons interrogé sur la qualité d’un film.

Le cinéaste roumain Cristian Mungiu« Il s’agit surtout de déterminer, à travers une œuvre, si l’auteur m’a fait découvrir des idées nouvelles qu’il exprime à partir de son vécu » précise le réalisateur dont le second long métrage, « 4 mois, 3 semaines, 2 jours », a reçu la Palme d’or lors du Festival de Cannes 2007.

« Il s’agit surtout de voir si le réalisateur a su exprimer sa vision propre qu’il a de son histoire. Sait-il raconter cette histoire si singulière ? » interroge Cristian Mungiu qui a également obtenu, au Festival de Cannes 2012, le Prix du scénario pour son film « Au-delà des collines » qui a aussi valu aux actrices Cosmina Stratan et Cristina Flutur le prix d’interprétation féminine.

« En fait voir un film, c’est rencontré quelqu’un », résume le réalisateur roumain qui précise qu’il s’agit ensuite de « voir si le miracle s’est produit ». « Il arrive qu’il se produit, mais il arrive aussi qu’il ne se produit pas, même pour les plus grands réalisateurs », affirme-t-il.Cristian Mungiu explique, par ailleurs, sa satisfaction d’être parmi les membres du jury d’un festival qui a bâti la réputation de sa compétition sur les premières œuvres.

« Les premiers films sont toujours très intéressants car ces œuvres sont souvent plus libres et comportent les idées les plus fortes que le réalisateur aura pu avoir sur le cinéma », estime Cristian Mungiu qui explique que « les contraintes sont par la suite plus pesantes pour un certains nombre de raison, notamment parce que l’on compare toujours sont dernier film aux précédents ».

Outre la présidente Isabelle Huppert et le Roumain Cristian Mungiu, le jury est composé de l’actrice et réalisatrice française Mélanie Laurent, la cinéaste danoise Susanne Bier, l’acteur Alan Rickman, le cinéaste français Bertrand Bonello, le réalisateur indien Ritesh Batra , le cinéaste italien Mario Martone  et le réalisateur marocain Moumen Smihi.

Quinze films sont en compétition cette année. The Blue Elephant de Marwan Hamed (Egypte), Chigasaki Story de Takuya Misawa (Japon), Chrieg de Simon Jaquemet (Suisse), Corrections Class de Ivan I. Tverdovsk (Russie), Everything We Loved de Max Currie (Nouvelle-Zélande), The Keeping Room de Daniel Barber (Etats-Unis), Labor of Love de Aditya Vikram Sensupta (Inde), The Last Hammer Blow de Alix Delaporte (France), Mirage de Sczabolcs Hajdu (Hongrie), Nabat de Elchin Musaoglu (Azerbaïdjan), No One’s Child de Vuk Rsumavic (Serbie), L’Orchestre des Aveugles de Mohamed Mouftakir (Maroc), Red Rose de Sepideh Farsi (Iran), The Sea Fog de Shim Sung-bo (Corée du Sud) et Things People Do de Saar Klein (Etats-Unis).

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