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Rien ne sera plus comme avant au Festival du Film de Marrakech, à commencer par son programme autrefois impressionnant et qui se résumera cette année à un replâtrage sur toute la ligne.
Un replâtrage qui remonte déjà aux trois éditions précédentes qui ont amorcé cette perte de prestige en raison du maintien aux commandes d’une équipe qui a montré toutes ses limites. Son portefeuille de connaissances et son réseau n’étant pas extensibles, les stars et réalisateurs de renom ne se bousculent plus, comme par le passé, pour venir à cet événement qui en est à ses seize années d’existence. Autant dire que le Festival du Film de Marrakech est encore jeune et qu’il peut avoir encore du ressort s’il est repris en main dès le lendemain de sa tenue cette année, car il y va de son avenir après avoir usé toutes ses ficelles.
Il y a urgence pour cette tâche car la débâcle sera au rendez-vous sans risque de se tromper. Le jury est le plus modeste que l’on ait pu réunir, les films en compétition loin des canons retenus ailleurs et un seul hommage, celui d’Isabelle Adjani, pour ne pas parler de celui, ridicule du pauvre « Abderraouf » qui n’a jamais touché de près ou de loin, au monde du cinéma.
Comment ne pas se rappeler alors l’avertissement lancé l’an passé par le président du jury, le courageux réalisateur qui avait annoncé que tous les films se valaient et qu’ils méritaient tous de se partager le palmarès, du jamais vu dans un festival.

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