LE FIASCO DE LA GESTION DELEGUEE

LE FIASCO DE LA GESTION DELEGUEE

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Il faut dire que l’expérience de la gestion déléguée au Maroc qui date du milieu des années 90 souffre de nombreux maux car le modèle marocain en la matière est basé sur la lourdeur des investissements, la vétusté des infrastructures mises à la disposition des délégataires, l’absence de transparence dans la passation des marchés sans parler du manque de contrôle de la part de l’état comme pour le cas de la Lydec de Casablanca pourtant cité dans le rapport de la cour des comptes pour ses manquements.

Il faut également souligner à la décharge de ces prestataires que l’urbanisation accélérée aidant, plusieurs entraves comme les infrastructures inadéquates ainsi que l’incivisme de la population ont augmenté lourdement les charges qui n’étaient pas prévu au départ ce qui fait que la plupart de ces gestionnaires délégués sont aux prises avec moultes difficultés dans leur gestion quotidienne qu’ils n’arrivent pas à mettre en phase avec les réalités marocaines qu’ils ont découvert sur le tard. Parfois et sous un prétexte ou un autre, la commune ou la mairie refuse tout simplement de verser leur dû aux sociétés délégataires les plongeant dans des crises insurmontables proches des dépôts de bilan. Tant et si bien que le ministère de l’intérieur est envahi de plaintes et de requêtes afin qu’il leur vienne en secours auprès des présidents de conseil de villes ou de communes. les relations entre les deux parties sont souvent si tendues qu’il est difficile de trouver des compromis qui satisfassent les protagonistes.

Mécontentement  de la population d’un côté au sujet de la qualité de service et surtout des tarifs appliqués, malaises et difficultés financières chez les gestionnaires délégués font que l’expérience marocaine en la matière laisse beaucoup à désirer ce qui a poussé de nombreuses collectivités territoriales à se passer de ce système qui a du plomb dans l’aile et devant lequel l’ Etat reste curieusement muet pour ne pas dire impuissant au risque de voir le pays sanctionné d’une mauvaise image à l’étranger au yeux d’opérateurs internationaux qui réfléchiront à deux tours avant d’engager des investissements dans le royaume.

 

 

 

Jalil Nouri pour actu-maroc.com _________________________

 

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