Le fisc asphyxie les traiteurs et épargne l’informel du secteur

Le fisc asphyxie les traiteurs et épargne l’informel du secteur

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Les temps sont durs et le moral est au plus bas pour les propriètaires des grandes enseignes de traiteurs du pays. Déjà confrontés à de multiples difficultés professionnelles qui ont pour nom, l’accroissement de l’informel, la concurrence déloyale, la flambée des prix de la matière première, la baisse des commandes de la part de leurs clients pour ceux qui travaillent avec l’administration qui a réduit ses budgets de récéptions de moitié et le recouvrement des impayés, ces entreprenneurs voient de plus en plus leur activité menacée du moins pour les mieux structurés d’entre eux.

La raison principale de ce malaise est due à une réaction aussi bien imprévisible qu’injustifiée de la part du fisc qui, sous le pretexte fallacieux que ces traiteurs favorisent le noir les a soumis a un régime d’imposition très sévére allant jusqu’à des dizaines de millions de dirhams. Cette décision de vouloir renflouer les caisses de l’état, par ce moyen, ne doit pas se faire à l’aveuglette mettant en péril des entreprises employant des milliers de personnes déclarées et participant à l’activité économique du pays tout en valorisant le patrimoine culinaire et culturel national.

L’association des traiteurs professionnelle du Maroc, créée l’an dernier, mobilisée pour la défense des intérêts de cette profession et sa restructuration estime par la voie de son bureau que les instructions données aux inspecteurs du fisc chargés de ce dossier, auraient plutôt du être orientées vers les traiteurs qui travaillent dans l’informel total échapant au fisc en exerçant sans enseigne et sans registre de commerce pour réaliser des chiffres d’affaires et des bénéfices aussi important sinon plus que les opérateurs exerçant dans la légalité. Ce qui constitue un manque à gagner inestimable au vu des dizaines de milliers de personnes par ville actives dans l’illegalité totale et qui portent un lourd préjudice à cette profession en l’attirant dangereusement vers le bas.

Suite à de nombreuses réclamations de ses membres qui se plaignent de l’intrusion de bouchers, des patissiers, et autres neggafates qui s’improvisent traiteurs, l’association des traiteurs professionnels du Maroc compte bien s’adresser à la direction générale des impôts et au ministère des finances pour engager un débat serein sur ce qu’elle considère être une vraie injustice fiscale qui en fermant les yeux sur l’informel et la concurrence déloyale et illégales mettent en péril l’avenir de centaines d’entreprises fragilisées par cette décision de les surimposer.

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