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Le Forum international des partenariats Afrique-Europe salue l’appel du Maroc pour créer une Banque africaine de solidarité alimentaire.

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Lors d’une conférence internationale sur le thème « 2021, Afrique-Europe : Quel avenir commun à réinventer », plusieurs hommes politiques et diplomates africains ont qualifié cette initiative marocaine d' »avant-gardiste et de sérieuse », appelant à son adoption et à la mise en place effective de cette structure de solidarité alimentaire.

Le Maroc avait plaidé, en août dernier à Rome au nom du groupe G77 plus la Chine, pour la mise en place d’une Banque africaine de solidarité alimentaire, et ce lors de la réunion opérationnelle de Haut niveau des Etats membres de la FAO au sujet de la région de la Corne de l’Afrique.

Les participants à cette conférence ont, par la même occasion, salué les réalisations significatives enregistrées par le Maroc sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, soulignant que ces avancées énormes profitent également à l’ensemble des pays de la région et du Continent, notamment l’ouverture du Royaume et la consécration de la démocratie.

Tout en rappelant l’adoption « historique » par le peuple marocain d’une nouvelle Constitution, ils ont souligné à ce propos que le modèle et l’expérience de la pratique démocratique marocaine constituent une source d’inspiration pour les pays non seulement arabes mais aussi africains.

Représentant le Maroc à cette conférence, à l’invitation du « Forum international des Amis des partenariats Afrique-Europe/ ACP-UE », le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Ouzzine a d’emblée émis le souhait de voir l’ensemble des acteurs venir renforcer et conforter l’appel de création de cette banque africaine de solidarité alimentaire.

M. Ouzzine, qui présidait un premier panel sur la nouvelle architecture du monde et les économies émergentes, a souligné que « seules les solutions d’avant-garde peuvent nous permettre de sublimer la divergence d’ordre secondaire comme elles peuvent également nous permettre d’investir davantage dans le concret, le palpable et le tangible loin des déclarations d’intention ou encore moins des bonnes intentions ».

Il a, à ce propos, ajouté que l’objectif consiste à faire le pari pour une nouvelle gouvernance de la mondialisation et pour une nouvelle éthique privilégiant les valeurs de solidarité, de croissance durable, de complémentarité et de centralité de l’être humain dans tout processus de développement.

Une telle gouvernance rénovée, a-t-il poursuivi, pourra trouver réponse dans le cadre d’un multilatéralisme de type nouveau surtout quand « on constate que l’accélération de l’histoire, dans ses multiples manifestations démographiques, technologiques et économique, intervient alors que le système international est resté figé dans un corpus normatif conçu au milieu du 20è siècle ».

Dans ce sens, a ajouté M. Ouzzine, il est nécessaire de reconnaitre que la donne géopolitique et géoéconomique qui est en train d’émerger implique de nouveaux besoins, de nouvelles contraintes et de nouveaux défis, faisant remarquer que cette nouvelle donne requiert l’adoption de nouvelles règles et procédures pour gérer et administrer les intérêts communs, réguler les asymétries mais surtout surveiller les vulnérabilités.

Après avoir estimé que les efforts consentis ne se sont toujours pas attaqués aux symptômes de la crise systémique qui ébranle le monde sur les plans énergétique, alimentaire et environnemental, M. Ouzzine a, en outre, souligné que le partenariat Afrique-UE dispose de tout le potentiel pour créer une dynamique de dépendance positive et un espace de projets d’intérêts convergents entre les deux continents.

La profondeur et la solidité de la relation entre l’Afrique et l’Europe incitent à réfléchir sur la préservation de cette spécificité à travers la promotion d’une relation renouvelée qui saura surtout réfléchir aux modalités de développer des synergies et des complémentarités entre les cadres bilatéraux et le cadre partenarial, a-t-il dit.

Et d’insister que « ce socle sera le meilleur gage pour relever les défis qui nous sont communs et pour transformer les atouts qui sont les nôtres en réelles opportunités de croissance et de développement ».

Animée par une pléiade d’hommes politiques et de diplomates africains, belges et européens, cette conférence a été organisée par « Le Collège des maires et échevins de la Ville de Bruxelles » en partenariat avec le « Forum international des Amis des partenariats Afrique-Europe/ACP-UE » .

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