PARTAGER
Alors que le royaume avait connu une période faste de tentative de démocratisation d’un sport toujours jugé inaccessible pour le commun des mortels et après une politique soutenue pendant des dizaines d’années pour en faire un argument de promotion du tourisme avec la construction à ce jour d’une quarantaine de sites dédiés à travers le Maroc, fréquentés par une élite, le Golf peine à attirer les foules et augmenter de manière significative les membres d’inscrits dans les clubs.
La tenue cette semaine de la 42ème édition du  » Trophée Hassan 2″ qui réunit une pléiade de joueurs mondiaux montre à quel point il est vain d’espérer populariser cette discipline puisqu’à chaque édition et malgré la beauté du jeu des concurrents, l’affluence des grands jours n’est jamais au rendez-vous, une absence compensée toutefois par les dizaines de télévisions qui s’y bousculent  pour s’en partager les images.
D’année en année, le fossé se creuse et rien ne semble être mis en œuvre pour le réduire et augmenter le nombre des amateurs repoussés par des barrières aussi bien matérielles que sociales. Il faut dire, en effet, que les clubs de golf ressemblent à des cercles privés où il faut montrer patte blanche ou sorti le chéquier pour en faire partie à coups de millions sans parler de l’éloignement des greens et des frais importants pour l’acquisition du matériel et la rémunération des caddies.
Il est loin le temps où l’ancien ministre de l’intérieur voulait, pour suivre les orientations de feu Hassan 2, que le Golf devienne le deuxième sport national après le football.

Commentaires