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Le service sanitaire obligatoire de deux années n’aura pas finalement lieu d’être. Les étudiants des facultés de médecine et les internes ont remporté leur bras de fer contre le ministre de la santé, Houssein El Ouardi et son homologue de l’enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, qui ont été obligés de faire marche arrière et d’annuler leur projet d’instauration de ce service pour assurer une couverture médicale aux zones reculées et enclavées.

La détermination des étudiants qui ont tenu tête au gouvernement avec une grève de deux mois et une menace d’année blanche a ainsi été payante avec en prime la satisfaction de quelques revendications d’ordre matériel qui ne font pas oublier que le problème reste entier, les régions en question restant toujours désavantagées et exclues du système de santé.

Le prix politique de cette défaite qui en annonce d’autres restera très lourd pour le gouvernement Benkirane jusqu’à la fin de son mandat l’année prochaine. Après une première reculade dans le nord du pays face à une population contestant les factures d’eau et d’électricité qui a obligé le chef du gouvernement à se rendre sur place sur ordre du roi pour obliger la société en charge de la gestion déléguée à revoir son système de tarification, suivie de l’aveu de faiblesse devant les étudiants en médecine, le premier ministre Abdelilah Benkirane, va jouer les mois qui viennent à un rythme haletant, ses dernières cartes avec sa réforme des caisses de retraite qu’il veut faire passer en force, lui qui croit que les électeurs marocains le reconduiront, au nom de son parti, dans ses fonctions.

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