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A l’approche de ses deux mois d’existence, le gouvernement El Othamani ne parvient toujours pas à être opérationnel à 100%.
Ce ne sont pas uniquement les nouveaux ministres inexpérimentés qui tardent à trouver leurs repères mais également les anciens dont les prérogatives ont été élargies ou changés, comme ceux de l’équipement, de l’habitat ou encore du tourisme, qui ont récupéré de nouveaux secteurs et qui ont besoin d’un temps d’acclimatation avec les dossiers avant de prendre les décisions dans le pipe, hérités du précédent exécutif mené par Abdelilah Benkirane. Il faut ajouter à ce retard celui enregistré dans la formation des cabinets sur lesquels les formations politiques ont la main pour placer les militants méritants ainsi que les proches, ne laissant qu’un nombre réduit de postes au ministre afin de recruter les experts dont il a besoin.
Tous ces aléas ont un effet négatif sur l’action du gouvernement dont le chef, El othmani, a demandé à plusieurs reprises une accélération du travail d’autant plus que l’équipe formée après une longue crise politique, a un sérieux retard à rattraper avant de s’attaquer dès la rentrée de septembre aux réformes promises dans le programme d’une équipe qui, à peine investie, a déjà les yeux tournés vers les vacances d’été.

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