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Après avoir fixé le cap de 3% dans sa loi de finances au titre de l’année2016, le gouvernement vient re reconnaître par la voix du ministre des finances, Mohammed Boussaid, que le taux de croissance ne dépassera pas en fait les 2% cette année.
Une seule raison à cela, la production agricole qui enregistrera un recul de l’ordre de 7% suite à l’absence de pluies, une situation qui reste maîtrisée, loin des prévisions alarmistes qui avaient prédit une année catastrophique.
Le constat du ministre rapproche  tardivement celui de la banque centrale qui avait prévu un taux de 1%, le Centre de Conjoncture qui avance celui de 1,2% et enfin celui du Haut Commissariat au Plan avec ses 1,3% de croissance alors que le FMI et la banque Mondiale, à l’opposé, tablent respectivement sur 2,3% et 1,7%,  des chiffres qui tous tranchent avec les prévisions initiales avant que la saison agricole ne s’annonce mauvaise pour l’économie nationale. La déclaration du ministre vient en tout cas sonner comme une mauvaise note que le gouvernement et son chef traîneront comme un boulet avant les élections puisque à son arrivée aux commandes avait toujours promis une croissance durant son mandat fixée entre 6 et 7%.

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