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C’est à qui fera le plus fort dans la surenchère pour convaincre les électeurs sur les bonnes intentions des formations politiques pour l’avenir du pays et ses citoyens.

Fortes du principe qui veut que plus c’est gros, mieux ça passe, ces dernières sont prêtes à dire n’importe quoi et à avancer les chiffres les plus farfelus en croyant qu’une fois les élections passées, les électeurs auront cinq ans, la durée du mandat, pour effacer de leur mémoire, les promesses chiffrées. Des chiffres qui frôlent souvent l’aberration et qui poussent à croire que les partis prennent les marocains pour tout sauf pour des personnes intelligentes.

Le dernier à avoir franchi le cap de la légèreté est celui de l’Istiqlal qui promet dans son programme de créer pas moins de 800.000 emplois en 5 ans, chose tout a fait irréaliste si l’on fait appel à un minimum de bon sens. Le RNI avant lui avait promis de multiplier par 5 le budget de la culture, encore le recours au chiffre 5, comme par hasard encore une fois, alors que le budget de ce département a été toujours le plus pauvre de toutes les lois de finances. Mais c’est sur les taux de croissance que ces partis unanimes à passer pour des fantaisistes en promettant l’impossible, sauf survenue d’un miracle dans l’économie du pays. A dérouler ces programmes, on se croirait devant des catalogues de réclames trompeuses.

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