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Voici une nouvelle donne qui pourrait changer les prévisions des opérateurs et investisseurs du secteur touristique.

Le haschich, cette substance interdite ou tolérée comme naguère le kif qui avait attiré les hippies dans les années 70 , est devenu un levier important pour le développement des provinces du nord du Maroc où il est cultivé pour faire du pays, le premier producteur à travers le monde. Il existe une route du haschich, comme il existe une route du vin en France, qui est devenus au fil des ans, un must dans le tourisme international, en raison des propriétés médicinales dont il est riche.

De plus en plus de touristes viennent suivre cette route, bien que les infrastructures hôtelières soient quasi inexistantes et immortaliser leur séjour au milieu des champs à perte de vue de chanvre indien, et d’en repartir sans en fumer ni en emporter dans leurs bagages. Une vraie aubaine et une niche touristique inespérée ne profitant pas, pour l’instant aux populations de ces régions du Rif en quête de développement. Mais si les encouragements sont au rendez-vous, toute la cartographie s’en trouverait changée. Un pari sur l’avenir qui devrait également être élargi à la route du safran dans la région de Taliouine. C’est là le véritable enjeu du tourisme durable, loin des clichés de Marrakech.

Par Nabila Kandili

 

Actu-maroc.com

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