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Depuis le déclenchement du Hirak dans le Rif il y a neuf mois suite à la mort du poissonnier Mouhssine Fikri, la région enregistre ce vendredi son troisième décès dans le cadre de cette colère populaire. Il s’agit d’un chauffeur de taxi, père de trois enfants, qui vient de mourir à l’hôpital d’Oujda où il a été transféré, son cas ayant été diagnostiqué comme critique dans le centre hospitalier de sa ville d’Al Hoceima. Cet asthmatique s’était senti très mal après avoir inhalé des gaz lacrymogènes lors d’affrontements avec la police qui ont suivi l’enterrement du deuxième martyr, Imad El Attabi. Ce troisième décès mettent les autorités dans un grand embarras d’autant plus que la tension persiste toujours dans la région, une région suffisante pour imposer le silence aux membres de sa famille et exiger d’eux, une grande discrétion pour ses funérailles afin d’éviter tout risque d’une reprise des hostilités, surtout en ce jour de grande prière et de recueillement dans les mosquées. La question qui se pose à présent est de savoir pourquoi les autorités imposent à la famille du défunt ce silence sur les circonstances de sa mort et de son hospitalisation alors que l’homme était suivi par les médecins de l’hôpital de la ville pour son asthme et qu’il n’avait pas participé à la manifestation pour recevoir des gaz lacrymogènes. Des mystères qui se rajoutent à d’autres pages dans le livre fourni de la contestation dans le Rif. qui n’est pas prête de s’achever.

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