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Le Hirak, la contestation dans la région du Rif, aura fait involontairement des victimes au sein de la classe politique et préparé le terrain à une nouvelle conduite des affaires du pays dont la reddition des comptes, inscrite en lettres noires dans la constitution, sera érigée en mode de gouvernance.

Depuis l’annonce de l’éviction de ministres et du bannissement d’autres des hautes fonctions,les habitants de cette région ne cessent de clamer leur satisfaction de voir que leur mouvement n’aura pas servi à rien et osent croire, aujourd’hui, plus que jamais auparavant, que leurs détenus seront libérés aussitôt que la température de ce séisme politique sera retombée.

Au tribunal de Casablanca où les familles attendent un geste de clémence royale pour tourner définitivement la page du Hirak, l’on estime que plus rien ne sera comme avant et qu’il fallait que leurs enfants sortent dans les rues pendant de longs mois pour faire entendre les revendications de toute une région et la faire sortir de la marginalisation. Cette période critique par laquelle est passé le Rif incite les habitants d’autres régions, comme celle de Zagora, à manifester quasi quotidiennement contre la pénurie d’eau. Des manifestations qui ont également fait une première victime, en attendant d’autres, le gouverneur de cette province, en attendant d’autres mesures pour mettre fin à la contestation grandissante

 

Par Jalil Nouri

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