Le Japon se dote d’un nouveau gouvernement pour relancer la croissance

Le Japon se dote d’un nouveau gouvernement pour relancer la croissance

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La nouvelle équipe de M. Kan, qui succède à celle nommée il y a moins de quatre mois, est composée comme la précédente de 17 membres, dont quatre font leur entrée dans le gouvernement.
Les titulaires des principaux ministères, Affaires étrangères, Défense et Finances, ont conservé leur portefeuille.

La seule vraie nouveauté est l’arrivée d’un ancien ministre des Finances de l’opposition conservatrice, Kaoru Yosano, 72 ans, partisan d’une hausse de la taxe sur la consommation, au poste de ministre délégué à la Politique économique et budgétaire.

« Ce remaniement intervient à un moment particulièrement difficile pour le Japon », a déclaré devant les médias Yukio Edano, nouveau porte-parole du gouvernement et à ce titre, numéro deux du gouvernement.

« Il y a un bon équilibre entre jeunes et vieux. Ceci permettra à chacun d’entre nous de faire de notre mieux », a-t-il dit.

Les deux autres nouveaux entrants sont Satsuki Eda, nommé ministre de la Justice, et Kansei Nakano, nommé à la tête de la Commission nationale de la Sécurité publique.

Par ailleurs, le ministre sortant de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti), Akihiro Ohata, réticent à l’égard de l’adhésion du Japon au Partenariat de libre-échange transpacifique (TPP), change de portefeuille et hérite du ministère des Transports.

Le Meti est confié à Banri Kaieda, qui occupait le poste de ministre délégué à la Politique économique et budgétaire dans le gouvernement sortant.

Quatre responsables font les frais de ce remaniement: l’ex-porte-parole Yoshito Sengoku, l’ex-ministre des Transports, Sumio Mabuchi, l’ex-ministre de la Justice Minoru Yanagida et l’ex-présidente de la Commission nationale de la Sécurité publique, Tomiko Okazaki.

L’opposition avait menacé de boycotter les débats sur le budget au Parlement si MM. Sengoku et Mabuchi restaient au gouvernement. Les partis de droite leur reprochent d’avoir mal géré un incident naval avec la Chine en septembre 2010 autour d’îlots revendiqués par Pékin et Tokyo.

Après seulement sept mois au pouvoir, M. Kan, 64 ans, est en chute libre dans les sondages. Il compte sur l’arrivée de M. Yosano pour aider le ministre des Finances Yohihiko Noda à restaurer l’équilibre budgétaire du pays.

M. Yosano a été ministre des Finances dans le dernier gouvernement conservateur du Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite) jusqu’à la victoire électorale du PDJ de M. Kan fin août 2009. Il avait démissionné jeudi du petit Parti du Lever du Soleil, fondé par une poignée de dissidents du PLD.

La dette publique japonaise culmine à quelque 200% du Produit intérieur brut, un problème qui devrait encore s’aggraver avec le vieillissement de la population qui va peser sur les aides sociales et les systèmes de santé.

Le PDJ est pressé de faire adopter son budget record de plus de 92.400 milliards de yens (850 milliards d’euros) pour l’année budgétaire d’avril 2011 à mars 2012, dont près de la moitié sera financée par l’endettement. Mais l’opposition de droite, dirigée par le PLD et le Nouveau Komeito, contrôle le Sénat et pourrait ralentir les débats.

AFP

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