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Le lancement au Maroc de nouvelles stratégies sectorielles contribue à la réalisation d’un taux de croissance élevé (M. Ouzzine)

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« Le lancement de nouvelles stratégies sectorielles, telles que le Pacte national pour l’Emergence, la stratégie de tourisme, le plan Maroc vert, le plan Halieutis, la stratégie Maroc numérique, les stratégies de l’eau et de l’énergie, la vision 2015 pour l’artisanat et les divers chantiers d’investissements en infrastructures, a permis de dynamiser l’économie nationale et de contribuer à la réalisation d’un niveau de croissance élevé et à la réduction du taux de chômage », a expliqué M. Ouzzine, qui conduit la délégation marocaine à la 4-ème conférence conjointe des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique, qui se tient à Addis-Abeba.

Dans son intervention, le Secrétaire d’Etat a souligné que l’Etat marocain « assume son rôle de régulation et intervient dans le développement économique, à travers la mise en place d’un cadre macroéconomique favorable, la diversification des sources de croissance et l’amélioration de la compétitivité et l’attractivité de l’économie marocaine ».

De même, il a opté pour la politique des chantiers structurants, la réforme et l’ouverture sur l’extérieur pour la diversification de ses partenaires commerciaux.

Conscient de son rôle dans la gestion du développement, l’Etat marocain poursuit le processus de réformes et a entamé une nouvelle génération de grandes réformes politiques, économiques et sociales, a-t-il affirmé.

En effet, SM le Roi Mohammed VI a désigné le 10 mars une Commission chargée de la révision de la constitution qui a pour mission une réforme institutionnelle globale, vouée à la modernisation et à la mise à niveau des structures de l’Etat en vue de la concrétisation constitutionnelle de la régionalisation et de la pluralité de l’identité marocaine, la consolidation de l’Etat de droit, le renforcement du système des droits de l’Homme et la consécration de l’indépendance de la justice, a rappelé M. Ouzzine.

Il s’agit également de la consolidation du principe de la séparation des pouvoirs, le renforcement des mécanismes de moralisation de la vie publique et la constitutionnalisation des instances en charge de la bonne gouvernance, des droits de l’Homme et de la protection des libertés, a-t-il ajouté.

Revenant sur le rôle de l’Etat dans le développement économique, M. Ouzzine a estimé qu' »en Afrique, le défi est encore plus important dans la mesure où le rôle de l’Etat en matière de développement économique et social est primordial surtout dans cette conjoncture économique internationale encore marquée par les implications de la crise économique mondiale, ayant contraint même les pays les plus nantis à adopter des plans de relance, des mesures de sauvetage, voire des nationalisations de grandes banques et des aides publiques aux industries stratégiques ».

« Les pays africains doivent plus que jamais repenser leurs politiques de développement pour pouvoir relever ce défi », faisant observer que la crise économique mondiale a réactivé le débat sur la pertinence des politiques sociales à l’échelle internationale et souligné que le fait de laisser à une main invisible la gestion de l’économie va amener à une situation « complexe » sur les plans économique et social.

Selon lui, l’Etat demeure un « acteur important pour juguler les effets de la crise mondiale, réguler l’activité économique et préserver les acquis sociaux ».

Initiée sous le thème « Rôle de l’Etat dans la transformation économique « , la 4-ème conférence économique africaine (24-29 mars) constitue un forum notable pour fournir aux décideurs l’occasion d’analyser le rôle qu’a joué l’Etat dans la promotion du développement en Afrique, de mutualiser les bonnes pratiques et de partager des enseignements tirés sur le continent et ailleurs quant aux problèmes associés à l’édification d’un Etat compétent et dynamique, de recommander des actions concrètes pour gérer le développement et promouvoir la transformation économique en Afrique de manière efficace.

Au programme de cette rencontre figurent plusieurs thématiques ayant trait notamment à l’initiative en faveur d’une économie verte, l’amélioration du financement et la mise en oeuvre des interventions sanitaires en Afrique, ainsi que les possibilités à exploiter en vue d’une croissance économique accélérée au niveau du continent.

Conduite par le Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Ouzzine, la délégation marocaine à cette conférence est composée de l’ambassadeur du Maroc en Ethiopie, M. Abdeljabbar Brahime et de responsables des départements de l’Economie et des Finances, du Secrétariat d’Etat chargé de l’eau et de la Direction de la Météorologie nationale et du Haut Commissariat au Plan (HCP).

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