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Empêtré dans la gestion de la crise sociale dans le Rif et celle du dirham confronté à de fortes secousses en prévision de la mise en œuvre de la flexibilité qui donne lieu à de dangereuses spéculations, quand il; ne subit pas les croche-pieds venant de son parti, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani a une autre épine dans le pied, le feu qui embrase son équipe et qu’il ne parvient pas à maîtriser depuis son entrée en fonction.
Il s’agit de la présence de secrétaires d’état aux missions mal définies et qui ont du mal à se faire accepter par des ministres jaloux de leurs prérogatives. Très peu habitué à trancher dans le vif et réticent à prendre les mesures qui s’imposent, le chef de l’exécutif voit son architecture sur le point de s’affaisser s’il ne trouve pas une sortie au moment où les incidents et les querelles entre les partis de la majorité se multiplient au détriment du travail. La remarque s’adresse en premier lieu à des ministres issus de son parti, le PJD, qui continuent de l’accuser de privilégier les ministres des formations alliées, de peur justement de voir la coalition gouvernementale voler en éclats après trois mois d’exercice seulement.
Comble d’ironie, El Othmani ne peut même plus compter sur son parti pour l’aider à se sortir de ce piège, puisqu’il n’y compte plus que de rares soutiens, après l’éviction de son prédécesseur, Benkirane, du gouvernement.

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