Le Maroc a besoin d’une nouvelle génération de réformes pour protéger le...

Le Maroc a besoin d’une nouvelle génération de réformes pour protéger le citoyen contre la corruption

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La mise en oeuvre d’une série de réformes profondes, efficaces et crédibles conformes aux dispositions de la nouvelle constitution et aux aspirations des citoyens constitue un défi à relever, a indiqué M. Choubani lors d’une rencontre avec la société civile et les médias autour du projet de loi relatif à l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (ICPC).

Qualifiant la corruption de « terrorisme contre la société », un phénomène qui exige des mesures répressives, M. Choubani a appelé tous les acteurs et intervenants à déployer plus d’efforts pour combattre ce fléau.

Après avoir rappelé la prévalence des actes de corruption dans les milieux politique, économique et social, le ministre a mis en exergue l’importance de ce projet de loi, un mécanisme, a-t-il dit, capable de renforcer le principe de l’intégrité, mais qui doit être examiné avec la participation de toutes les composantes de la société civile ainsi que les médias pour qu’il soit à la hauteur des attentes.

Pour sa part, le président de l’ICPC, Abdeslam Aboudrar, a affirmé que ce nouveau texte a pour objectif la promotion de l’instance centrale de prévention de la corruption en une instance nationale indépendante et spécialisée bénéficiant de la pleine capacité juridique et de l’autonomie financière et n’obéissant à aucune tutelle, afin de garantir son indépendance telle que consacrée par la constitution et ce, pour toutes les instances de bonne gouvernance.

Ce texte, a-t-il ajouté, permet aussi à cette instance de mener, dans le cadre de ses nouvelles prérogatives, ses enquêtes et ses investigations sans lui opposer le secret professionnel, l’abstention ou le refus de coopérer à ses travaux tout en obligeant les administrations à l’informer de la suite réservée à ses avis, ses recommandations et ses propositions et à motiver, le cas échéant, leur décision de ne pas en tenir compte.

L’ICPC s’est dotée, en vertu de ce projet, d’attributs de bonne gouvernance interne fondée sur une représentativité ouverte et équilibrée à même de lui garantir l’indépendance, l’efficacité, l’expertise et l’expérience nécessaire à l’exercice de ces prérogatives qui lui sont dévolues en toute impartialité, a-t-il poursuivi.

De son côté, le directeur du réseau international des recherches relatives aux instances de lutte contre la corruption, Luis de Sousa, a affirmé que le Maroc a mis en place des mesures anticorruptions « importantes », notamment celles relatives à la réforme du droit pénal, ainsi que la création de l’ICPC, soulignant qu’il reste toutefois beaucoup à faire pour relever les défis existants sur tous les plans.

 

 


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