Le Maroc a présenté plusieurs idées concrètes pour accélérer le rythme des...

Le Maroc a présenté plusieurs idées concrètes pour accélérer le rythme des négociations

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Ces idées concrètes « concernent le processus de négociations en cours et non pas la solution politique », a précisé le ministre lors d’une conférence de presse, soulignant que l’expérience des Nations Unies a « montré que quand des parties n’arrivent pas à progresser, elles ont recours à des approches innovantes » pour accélérer et faciliter les négociations.

Dans ce sens, la délégation marocaine a proposé des idées « innovantes pour travailler sur des sujets bien précis, facteurs d’accélération de la négociation », a-t-il dit.

Il a ainsi évoqué l’idée de diversifier la mission de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, d’élargir la participation aux négociations, notamment aux représentants de la population des provinces sahariennes et d’examiner l’état réel des ressources naturelles de la région et la manière positive dont elle sont exploitées au profit des populations locales, a-t-il ajouté.

Ces nouvelles idées et propositions visent à « faciliter et à accélérer les négociations », a assuré M. Fassi Fihri, soulignant qu' »elles concernent les conditions de la négociation, l’approche et les responsabilités de l’Envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara qui ne devraient pas se limiter uniquement aux rounds de pourparlers, mais recourir à d’autres voies diplomatiques, rencontres, visites, élargir la composition des délégations à toute partie intéressée notamment aux experts pour réaliser des progrès ».

Le Maroc propose ainsi d' »élargir la composition des délégations officielles par l’introduction de représentants de la population sahraouie afin qu’ils puissent exprimer leur volonté et faire part de leur position au sujet de l’initiative marocaine d’autonomie qui est le résultat », a-t-il rappelé, de « larges concertations avec les chioukhs de la région et les représentants des habitants de ce territoire ».

L’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, M. Christopher Ross avait annoncé, de son côté, que le prochain round de négociations prévu en mars prochain, devra permettre aux parties de « développer les idées concrètes qui ont été présentées et discutées de façon préliminaire » lors de la session qui s’est achevée dimanche à Manhasset.

M. Fassi Fihri a formé le voeu que le prochain round de discussions informelles permettra aux parties d’arrêter un plan d’action pour la suite de ces négociations et les points sur lesquels seront axés les futurs pourparlers.

« Il serait tout à fait possible que le prochain round aboutisse à un échéancier définissant les différents aspects à débattre à l’avenir », a-t-il dit en réponse aux questions des journalistes.

Le ministre a souhaité que « les propositions de la délégation marocaine à ces pourparlers soient mises à contribution lors des prochaines étapes afin de sortir de la situation de blocage ».

M. Fassi Fihri a réitéré « la disponibilité du Maroc à trouver une solution à ce différend régional sur la base de la légitimité de la présence du Maroc dans son Sahara et de la proposition d’autonomie comme solution de compromis et de réalisme qui sont les deux vertus cardinales » de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les Nations Unies, ainsi que la Communauté internationale soulignent, de jour en jour, le caractère sérieux de cette initiative, a rappelé le ministre.

Face à l’esprit d’ouverture, de responsabilité et de compromis dont fait montre le Maroc, les autres parties préfèrent « le statu-quo, refusent d’aller de l’avant et continuent à ignorer l’appel de la communauté internationale à trouver une solution politique négociée, s’obstinant à s’accrocher à des plans de règlement dépassés et à l’organisation d’un référendum jugé inapplicable », a-t-il constaté.

Ces « parties prennent ainsi une responsabilité historique vis-à-vis des peuples du Maghreb face aux défis actuels et à l’heure où divers dangers planent sur la région ».

Les peuples de la région et la communauté internationale « suivent avec intérêt cette situation et connaissent très bien les parties qui refusent d’aller de l’avant », a encore dit le ministre.

 

 

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