Le Maroc a « su résister » à la crise internationale à la faveur...

Le Maroc a « su résister » à la crise internationale à la faveur des IDE et des recettes des privatisations (OCDE)

164
0
PARTAGER

« Avec la multiplication des investissements directs étrangers +IDE+ par 6 en 5 ans, avec les recettes des privatisations les résultats sont là même si le Maroc comme les autres pays de la région est impacté par la crise mondiale », a précisé M. O’sullivan dans un entretien mercredi au quotidien +Le Matin du Sahara et du Maghreb+.

« Ce pays a su résister, mis en place l’INDH pour tenir compte des populations à grande vulnérabilité, développé son secteur tertiaire qui représente 60 pc du PIB, réduisant ainsi sa dépendance par rapport au secteur de l’agriculture », a relevé M. O’sullivan, qui a évoqué les réformes entreprises dans l’environnement des affaires, avec en premier lieu la création du Comité national de l’Environnement des affaires, l’Agence marocaine de développement des investissements, les centres régionaux d’investissement et l’ICPC.

Il a aussi cité la création de structures pour protéger les droits de la propriété intellectuelle et lutter contre la contrefaçon, la modernisation de la douane, la création des tribunaux de commerce et du Centre euro-méditerranéen de médiation et d’arbitrage, relevant que ces mesures ont insufflé une dynamique de changement et de modernisation.

« Le Maroc compte dans la région comme l’un des pays qui a le plus de plans de développement de différents secteurs : plan Emergence, vision 2020 pour le tourisme, Plan Maroc vert, Plan Maroc Numeric 2013, le Plan Energie ». Tous ces plans sont complémentaires et visent à améliorer la croissance et l’emploi, a-t-il dit.

Le responsable de l’OCDE a aussi évoqué l’intérêt accordé au développement des infrastructures dont la réalisation du port Tanger Med, des stations touristiques, des ports, des aéroports, des autoroutes, le développement des secteurs d’électricité, d’eau et de télécommunications ainsi que la réduction de la pression fiscale sur les entreprises dotées d’un code de bonne gouvernance. « Sur 10 ans, nous avons assisté à une dynamique continue de grands chantiers et réformes », s’est-il réjoui.

M. O’sullivan n’a pas manqué de mentionner l’émergence de certains secteurs industriels comme l’aéronautique, l’automobile, le textile, l’agroindustrie, le chimique avec les transformations de l’engrais, la maîtrise du taux d’inflation, la création de quelque 50.000 entreprises par an et un PNB en croissance de 3 à 4 pc par an.

Dans ce contexte de crise, « le Maroc a montré son engagement pour l’ouverture économique » en concluant différents accords commerciaux et tarifaires et accords de libre échange avec l’UE, les Etats-Unis, la Turquie et plusieurs pays arabes.

« La libéralisation de l’économie améliore le positionnement du Maroc pour accroître son rôle dans le commerce international et optimiser sa proximité géographique avec l’Europe et le Moyen Orient », a-t-il déclaré.

Concernant la stratégie de développement du climat des affaires, qui s’appuie sur une méthodologie précise, inspirée d’outils et d’instruments de l’OCDE, M. O’sullivan a souligné qu’elle a pour objectif d' »attirer les investissements, pour améliorer la compétitivité et pour générer plus d’emplois et plus de croissance pour le Maroc ».

En dépit de ces réalisations, le responsable de l’OCDE a fait état de certains défis à relever pour le Maroc dont le renforcement de l’ouverture du marché, la réforme de la justice et la lutte contre les déperditions scolaires et contre l’inadaptation de l’école au monde de l’entreprise.

 

 

map._________________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

Commentaires