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Le Maroc accorde un intérêt particulier aux questions de la sûreté et la sécurité nucléaires

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Profondément convaincu de l’importance de la sûreté et de la sécurité nucléaires, le Maroc accorde tout l’intérêt que requièrent ces questions à travers sa participation, au plus haut niveau, à la conférence générale de l’AIEA et à la réunion de haut niveau sur la sûreté et la sécurité nucléaires à New York, a affirmé Mme Benkhadra lors de la 55ème session de la conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui se tient du 19 au 23 septembre à Vienne.

+//Le Maroc soutient le renforcement des systèmes de sûreté et de sécurité nucléaires//+

« S’il est vrai que la sûreté et la sécurité relèvent de la responsabilité nationale des Etats, cela ne devrait pas occulter leur dimension transfrontalière et la responsabilité collective qui en découlent », a soutenu la ministre.

Le Maroc a toujours encouragé la multiplication des efforts internationaux visant à renforcer les systèmes de sûreté et de sécurité dans le monde et a participé de façon dynamique au plan d’action élaboré dans le cadre de l’Initiative Globale de Lutte contre le Terrorisme Nucléaire, a-t-elle poursuivi.

En s’engageant dans cet effort international, a-t-elle dit, le Royaume a mesuré à sa juste valeur l’importance de l’échange d’informations pertinentes dans ce domaine.

Ce souci s’est ainsi parfaitement illustré à travers l’organisation, en mars dernier, à Rabat, d’un exercice international sur la réponse aux actes malveillants impliquant des matières radioactives auquel de nombreux experts et scientifiques du monde entier ont pris part, a rappelé Mme Benkhadra.

L’organisation de cet exercice à Rabat traduit les principes qui président à cette Initiative, préconisant l’échange d’expertise et le partage des connaissances à travers des actions concrètes, a-t-elle relevé.

Dans le même sillage, le Maroc organise en octobre 2011, en coopération avec l’AIEA, une conférence Internationale sur « La gestion sécurisée et l’utilisation effective des réacteurs de recherche nucléaires », a fait savoir la ministre.

+//Le Maroc en faveur de la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient//+

Le Maroc considère que la région du Moyen-Orient continue de constituer une source d’inquiétude pour les Etats membres de l’AIEA ainsi que pour les Etats de la région du fait qu’Israël soit le seul pays de la région à ne pas adhérer au Traité sur la Non-prolifération nucléaire (TNP) et à ne pas soumettre ses installations aux vérifications de l’Agence, a-t-elle noté.

Mme Benkhadra a salué, à cette occasion, les efforts du Directeur Général de l’AIEA tendant à fédérer tous les efforts aux fins de l’organisation, dans les meilleures conditions possibles, du Forum sur l’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires dans la région du Moyen-Orient.

L’organisation d’une telle rencontre, a-t-elle ajouté, représente une contribution concrète pour la tenue de la Conférence 2012 sur la création d’une zone sans armes nucléaires au Moyen-Orient.

Convaincu que la création de cette zone constitue un pas important vers l’instauration d’un climat de confiance entre les Etats de la région et l’établissement d’une paix juste et durable, le Maroc se dit prêt à contribuer aux efforts déployés dans le cadre de l’Agence pour la mise en place d’une telle zone au Moyen Orient, a souligné Mme Benkhadra.

+//Le programme de coopération technique de l’AIEA, un mécanisme pour le transfert de la technologie nucléaire//+

En tant que pays en développement, le Maroc accorde un intérêt particulier au programme de coopération technique de l’AIEA qui représente un mécanisme pertinent pour le transfert de la technologie nucléaire et le partage de l’expertise en matière de technologie nucléaire à la faveur du progrès socio-économique des pays en développement, a précisé la ministre.

Conscient de l’importance de ce mécanisme, le Maroc, a-t-elle rappelé, a toujours honoré, régulièrement et en temps voulu, tous ses engagements au titre du Fonds de Coopération Technique et au titre de ses coûts de participation nationale.

Et d’ajouter que le programme de coopération avec l’AIEA a permis au Maroc de mettre en place d’importantes infrastructures et de former des cadres qualifiés en la matière.

Ces avancées ont permis au Maroc de mettre à profit et de manière optimale les applications nucléaires dans des secteurs vitaux tels que l’agriculture, la santé, la gestion des ressources en eau, l’environnement et la nutrition, a indiqué la ministre.

Le Royaume salue les efforts déployés par l’AIEA en matière de cancérothérapie en vue de doter les pays membres des moyens nécessaires permettant le diagnostic précoce des maladies de cancer, a-t-elle poursuivi.

Le Maroc, a ajouté la ministre, apprécie hautement cet effort d’autant plus que la lutte contre le cancer fait l’objet d’un intérêt au plus haut niveau au Royaume qui dispose d’un plan national de lutte contre le cancer, ainsi que d’infrastructures pour la prise en charge thérapeutique de cette maladie.

Depuis sa création, l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer, présidée par SAR La Princesse Lalla Salma, ambassadrice de bonne volonté de l’OMS pour la promotion de la prévention et des soins de cancer, des progrès notables ont été réalisés au Maroc, a dit la ministre.

+//Le Maroc soutient les efforts africains pour le développement des Sciences et de la Technologie //+

La dimension africaine occupe une place importante dans la politique étrangère du Maroc qui a toujours tenu à mettre ses ressources humaines et son expertise au profit des pays africains, a indiqué la ministre.

En tant qu’Etat partie à l’Accord de coopération régionale pour la promotion des sciences nucléaires et de la technologie en Afrique (AFRA), le Maroc contribue activement aux activités menées dans le cadre de cet accord, une contribution couronnée par la sélection du Maroc en tant que Centre régional de formation et d’éducation dans le domaine de la radioprotection, a rappelé Mme Benkhadra

Le Maroc, a-t-elle dit, se réjouit également de voir que les trois comités nouvellement créés pour le renforcement des structures de l’AFRA aient atteint leur vitesse de croisière et prend acte avec satisfaction des progrès réalisés dans ce secteur.

Ces progrès n’auraient certes pu avoir lieu sans le soutien précieux des pays donateurs et l’engagement des Etats Parties à faire de l’AFRA, un cadre à même de permettre d’améliorer les capacités des pays africains en matière d’applications pacifiques de l’énergie nucléaire, a affirmé la ministre.

+// L’hydrologie isotopique pour une meilleure valorisation des ressources hydriques//+

Le Maroc déploie de grands efforts pour mieux apprécier les caractéristiques des réservoirs d’eau souterraine où le recours aux nouvelles technologies pourra compléter les apports des méthodes conventionnelles utilisées, a souligné la ministre lors d’un forum scientifique tenu en marge de cette conférence sous le thème « le problème de l’eau : faire la différence à l’aide des techniques nucléaires ».

Les techniques nucléaires s’avèrent bien adaptées à l’étude des zones arides et semi-arides car elles permettent d’identifier l’existence et le rythme de renouvellement des eaux des aquifères, a-t-elle indiqué.

Vue l’importance des outils isotopiques et nucléaires, un partenariat établi, en 2000, entre le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement et le Centre National de l’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN) dans le domaine des études d’hydrologie isotopique a permis la réalisation d’une dizaine d’études couvrant plusieurs bassins du Royaume, a fait savoir Mme Benkhadra.

Constamment soutenu par l’AIEA, ce partenariat favorise la réalisation d’un vaste programme de recherche en hydrologie isotopique qui a permis de résoudre plusieurs problématiques auxquelles sont confrontées les agences de bassins hydrauliques tels la localisation des zones d’alimentation, la datation des eaux souterraines et la détermination de l’origine de la salinité, a-t-elle relevé.

L’assistance de l’AIEA a permis, vers la fin des années 90, la mise en place d’un laboratoire d’hydrologie isotopique au CNESTEN.

En 2010, ce centre a obtenu le label de l’AFRA en tant que centre régional dédié à la formation et l’expertise dans le domaine des applications des techniques nucléaires et isotopiques dans l’étude du cycle de l’eau.

Dans le domaine agricole, les techniques nucléaires et isotopiques permettent de mesurer séparément l’évaporation du sol, la transpiration des plantes et de mieux comprendre les processus d’extraction d’eau par les racines des plantes, a noté la ministre.

De même, a-t-elle dit, ces mêmes techniques constituent un outil efficace en matière d’investigations se rapportant à la contamination marine et aux processus océanographiques.

MAP__________________________

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