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Les deux partis favoris aux prochaines élections législatives espagnoles de la semaine prochaine, les conservateurs du « Partido Popular » et les gauchistes de « Podemos » continuent de s’étriper lors de leurs meetings en pleine campagne électorale sur les questions internes mais n’oublient pas d’évoquer le futur de leurs relations avec le voisin marocain , invité obligé.
Au cours des meetings et des débats tv, le thème du voisinage revient à satiété , en long et en large, immigration oblige.Si pour le parti conservateur du premier ministre sortant, Mario Rajoy, les choses sont claires pour rappeler la solidité de la coopération multidimensionnelle avec Rabat et qui selon lui, sera renforcée en cas de victoire de son parti qui le ferait rempiler pour un deuxième mandat, il en est autrement pour le nouveau venu de la scène politique, le mouvement « Podemos » qui se situe à gauche de la gauche socialiste et qui est donné second après le premier et qui pourrait même créer un véritable séisme politique en reléguant à la troisième place, selon les sondages, le parti socialiste en perte de vitesse du PSOE.
Se sentant pousser des ailes, les cadors de « Podemos » ont déjà prévenu qu’ils reverraient de fond en comble, les rapports de Madrid avec Rabat et ne cachent pas leur soutien aux thèses séparatistes défendues par le « Polisario »; des déclarations que le Maroc ne semble pas prendre trop au sérieux en n’accordant que de maigres chances à « Podemos » d’être en mesure, par leurs résultats, de venir jouer aux trouble-fêtes et changer une donne solidement ancrée de longue date entre les deux voisins.
Par Jalil Nouri

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