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La presse spécialisée envisageait récemment la probable baisse des importations suite à la récolte céréalière record cette année au Maroc. La chose semble actée pour les Etats-Unis qui annoncent une grosse chute des importations marocaines.

Alors que les importations marocaines de blé en provenance des Etats-Unis se sont élevées à 4,2 millions de tonnes la saison dernière, elles vont descendre à 2,8 millions de tonnes lors de la saison 2015-2016, a annoncé à Rabat ce mardi, le Bureau américain du département de l’Agriculture, rapporte le site spécialisé Agrimoney. C’est presque une division de moitié pour le volume de ces importations. D’après la même source, le Maroc a fixé à 2,3 millions de tonnes son approvisionnement en blé tendre sur le marché américain, le faisant reculer sensiblement, tandis que celui du blé dur est de 500 000 tonnes cette année, contre 570 000 tonnes la saison dernière.

A la base de cette orientation, la récolte record de céréales cette année au Maroc estimée à 115 millions de quintaux (plus de 11 millions de tonnes), dont 56 millions de quintaux de blé tendre et 24 millions de quintaux de blé dur. Rappelons que ce résultat a dépassé les prévisions du ministère de l’Agriculture.

Tout comme les autorités chérifiennes, le bureau américain du département de l’Agriculture reconnait les bonnes conditions climatiques qui ont favorisé cette récolte. « En outre, il semble que les agriculteurs plantent de plus en plus des semences certifiées avec des engrais certifiés, ce qui favorise des rendements plus élevés », a noté l’institution, expliquant à la presse américaine la dégringolade des importations marocaines.

Orientation pressentie

En comparaison avec les pays européens, la France particulièrement, les Etats-Unis ne pèsent pas très lourd dans la balance des fournisseurs de blé du Maroc, mais ceux-ci tiennent à cette coopération. D’autant plus que le Maroc avec ses voisins d’Afrique du Nord (Algérie, Egypte et Tunisie) sont les plus gros importateurs de blé au monde. D’ailleurs dans la foulée du printemps arabe, ces pays avaient dopé leurs importations au point d’influer sur le prix du blé sur le marché mondial.

Au moment où le Maroc annonçait ses prévisions de récolte record cette année, la presse spécialisée pressentait déjà une probable chute des importations. Les Etats-Unis en ont pris acte, mais ce sont surtout les exportateurs français qui devraient ressentir cette baisse.

 

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