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La présence du Roi Mohamed VI dans la même salle de sommet Union Africaine-Union Européenne restera un fait très marquant dans le déroulement de cet événement auquel participent plus de 90 chefs d’État des deux continents pour parler migration, sécurité et développement. Le Dossier du Sahara pèsera également de tout son poids sur cette conférence au sommet en raison de partisans et d’adversaires du Royaume assis côte à côte pour assister au face à face entre le souverain marocain et le chef des séparatiste. Un moment inédit et plein d’interrogations.

La première de ces interrogations est en rapport avec le pourquoi le Maroc accepte de siéger devant l’ennemi séparatiste. Ce changement de stratégie se demandent déjà les observateurs, n’annonce t-il pas une éventuelle ouverture de pourparlers directs à haut niveau entre les deux parties comme le souhaite le nouveau envoyé spécial de l’ONU Horst Kohler.

D’autres analystes de la scène diplomatique africaine voient au contraire dans l’altitude du Maroc, une volonté de banalisation de la présence des séparatistes du Polisario dans les grandes instances africaines et internationales, afin de décrédibiliser définitivement la position de la « RASD », première étape avant sa mise à l’écart face à un Maroc prêt à défendre son plan d’autonomie au vu et au su des séparatistes dont la voix  est de plus en plus inaudible. Durant les deux jours de ce sommet, UA-UE en côte d’ivoire, les faits et les gestes du Roi seront scrutés et ses propos disséqués pour tenter de trouver une grille de lecture cohérente de ce changement  stratégie opéré par le Maroc sur le plan diplomatique.

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