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Depuis un certain temps, le royaume s’est lancé dans une véritable politique de diversification de ses relations privilégiées avec des puissances étrangères pour sortir de l’immobilisme de l’évolution de ses rapports avec ses alliés traditionnels.
Après les états du Golfe et l’Afrique de l’Ouest, après la Russie, c’est au tour de la Chine d’accueillir cette semaine en visite officielle le roi Mohammed VI et une forte délégation avant l’étape indienne qui tous annonceront un grand virage dans leur relation avec un Maroc qui s’éloigne de plus en plus des États-Unis en raison de leur inconstance dans leur soutien à Rabat sur l’affaire du Sahara pour laquelle ils montrent une volonté de changer la donne du tout en tout au détriment de Rabat.
Fort de ce regrettable constant et de la facilité de pays considérés comme alliés traditionnels de la première heure à changer de fusil d’épaule et opérer des volte-face incompréhensibles, le gouvernement marocain découvre les bienfaits de la diversification de ce tissu en se rapprochant d’autres grandes puissances et de blocs régionaux solides avec qui il a tout à gagner, notamment les puissances membres du Conseil de Sécurité, qu montrent plus de continuité dans leurs positions et avec qui, argument supplémentaire, les avantages à tirer au niveau économique sont plus conséquents et plus prometteurs. Cette nouvelle carte qui se dessine dans les rapports du Maroc avec ses pays montre déjà ses fruits.

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