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Le Maroc a conforté sa place en tête des pays africains les mieux connectés en matière de transport maritime, grâce au positionnement stratégique du détroit de Gibraltar et au rôle clé du complexe Tanger Med, indique une étude de l’ONU publiée jeudi.
En 2017, le Royaume améliore sa performance avec une note de 67 sur une échelle de 100 points, devant l’Égypte (54,6) et l’Afrique du Sud (37,4), selon l’Indice de connectivité maritime 2017 établi par la Conférence des Nations-unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

« Le Maroc a affiché une nette amélioration de son indice à la faveur de la dynamique observée en termes de transbordement depuis le hub Tanger Med », a expliqué l’agence onusienne. L’emplacement stratégique de ce complexe portuaire attire en effet un grand croissant de porte-conteneurs.

« Les plus grands porte-conteneurs, d’une capacité maximale de 18.506 équivalent vingt pieds (EVP), déployés entre l’Europe et l’Asie de l’Est, font également escale dans des ports de l’Asie du Sud et du Sud-Est ainsi qu’en Afrique du Nord, particulièrement au Maroc », relève l’étude.

Par ailleurs, la CNUCED constate qu’une connectivité maritime limitée compromet l’accès des petites économies aux marchés mondiaux. L’amélioration de cette connectivité nécessite pour ces pays de moderniser leurs ports et leurs régimes de cabotage et de réformer les procédures douanières et d’import-export.

Le rapport souligne que de nombreux pays en développement sans littoral, les petits États insulaires et les pays les moins avancés sont parmi les plus affectés « en raison de liaisons de transport maritimes moins nombreuses, moins fréquentes, moins fiables et plus coûteuses ».

Au volet des recommandations, l’organisme onusien préconise un renforcement de la concurrence entre les ports, la facilitation du transit et la modernisation des douanes ainsi que des autres agences aux frontières.

L’étude rappelle que l’absence d’une connexion maritime directe avec un partenaire commercial est associée à des valeurs d’exportation plus faibles, estimant que les pays partenaires peuvent réduire les coûts commerciaux de 9 %.

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