Le Maroc en voie de réussir le passage à une démocratie réelle...

Le Maroc en voie de réussir le passage à une démocratie réelle (Pr. Abdelhak Azzouzi)

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Dans un article paru sur le site du centre, le P. Azzouzi souligne les recherches menées par les « grands théoriciens des démocratisations, Philippe Schmitter et Terry Lynn Karl, sur quatre types de transitions en Europe, en Amérique Latine et en Europe de lŒEst, montrent que « seule la transition par pacte est susceptible de conduire à une démocratie solide ».

Ce pacte peut conduire par la suite à une victoire des règles de la compétition démocratique que ce soit au Portugal (1974), en Espagne post-franquiste (1975) ou au Maroc depuis l’avènement en 1998 dŒun gouvernement d’alternance politique, relève l’auteur.

la transition marocaine peut être qualifiée de prolongée et non de pactée, en ce sens que le processus démocratique a été lancé depuis les années quatre vingt dix du siècle dernier au Maroc jusqu’au discours historique de SM le Roi le 09mars 2011.

« L’on peut dire qu’avec le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du 17 juin, le Maroc va passer d’une transition prolongée à une démocratie pactée ». Cette dernière est désormais parachevée par sa principale variable, à savoir le constitutionnalisme, le constitutionnalisme moderne étant est le moyen pour l’Etat d’affirmer son identité nationale, relève-t-il.

Ce concept renvoie d’abord à une fonction de rationalisation juridique dans le cadre d’un Etat-Nation, puis à une intégration politique qui constitue sa fonction essentielle, explique-t-il. La rationalisation tend à organiser les relations sociales, en les assujettissant, ainsi que les formes de gouvernement qui en résultent, à une série de principes. Mais cette rationalisation de l’existence politique d’une communauté historique ne peut être concevable que dans le cadre d’une intégration politique.

En d’autres termes, ajoute l’auteur, le constitutionnalisme demeure le produit à la fois de la rationalisation de la vie politique, mais aussi de la conscience et du consensus de toutes les forces politico-sociales.

En ce sens, la nouvelle constitution marocaine demeure un facteur déterminant d’intégration, permettant le développement d’une série d’affinités et d’attaches de loyauté qui participent au vouloir vivre collectif par le truchement de l’organisation de circuits d’intégration formelle -les systèmes électoraux- et l’établissement de facteurs d’intégration matérielle -les valeurs sociales.

Le projet de nouvelle constitution marocaine qui sera soumis à référendum populaire du 1er juillet a ceci de révolutionnaire qu’il donne une légitimité à l’ensemble du processus politique en constituant un rempart contre le passé.

Dans sa dimension intégrationniste, une démocratie est inéluctablement un Etat de partis politiques, dont l’importance est d’autant plus grande que le principe démocratique reçoit une plus large application, insiste l’auteur.

La consolidation démocratique du Maroc d’aujourd’hui dépend, dès lors, des partis politiques pour autant qu’ils réunissent les conditions de l’implication politique des citoyens. Loin de partager l’idée que « la construction des régimes démocratiques est prédéterminée par le capital social généré par la société civile », l’auteur estime, par contre, que « la démocratie est un choix collectif contingent qui nécessite de très grands efforts de la part de tous les acteurs », notamment les partis politiques.

 

MAP__________________________

 

 

 

 

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