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La participation du Maroc au dernier salon du tourisme « Halal » qui vient de s’achever aux Emirats, et au cours de laquelle il a obtenu le meilleur prix dans la catégorie »gastronomie » a suscité bon nombre d’interrogations pour savoir si le royaume n’avait pas intérêt à se débarrasser du cachet du « tourisme sexuel » qui colle à son image pour se positionner en tant que destination de « tourisme halal » car cette niche promet de belles perspectives pour les prochaines années selon les prévisions.
Ce marché est en effet crédité d’un chiffre d’affaires de 238 milliards de dollars en 2019 contre 140 milliards en 2013 alors que les dépenses liées à cette activité devraient enregistrer une augmentation de 6% annuellement. Mais pour cela, beaucoup de travail reste à faire, ce que le gouvernement n’est pas prêt d’engager.
Car le tourisme « halal » pur comme un pèlerinage suppose un respect des valeurs des musulmans sur toute la chaîne: sacrifier la clientèle occidentale car l’alcool ne doit plus y être servi dans ses avions pour commencer jusqu’à ces hôtels en passant par les restaurants, la disparition des nights-clubs et cabarets, des tenues vestimentaires adéquates au bord des plages et piscines ainsi que la disparition d’autres interdits.

Peu probable que le gouvernement fasse ce choix ne serait-ce qu’en raison des sommes que les caisses de l’état amassent de la vente d’alcool et en termes d’image de tolérance et d’ouverture que défend mordicus le royaume.

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