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A moins de cinq mois de la tenue à Marrakech les 10 et 11 décembre prochain, le Sommet Mondial sur les Migrations, à l’initiative de l’ONU, cette ville pliant sous la canicule, ne donne pas pour l’instant de s’intéresser et se préparer à un tel événement planétaire. Si le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guitteres, la partie invitante, est à pied d’œuvre pour dresser la liste des confirmations des chefs d’états présents avec probablement la présence du pape François, les responsables de la ville et la commission d’organisation du côté marocain, ne donne pas l’impression de regarder leur agenda pour lancer les travaux de remplacement d’infrastructures et ceux d’embellissement de la ville et des lieux de concentration des participants. Certes il ne s’agit pas de reproduire la course contre la montre et les prouesses de la Cop 22, autrement plus important en termes de participation et de délégations, mais le pays hôte se doit de se préparer bien à l’avance et s’organiser en conséquence pour donner la meilleure image du pays.

L’on se rappelle que pour le grand raout climatique, le directeur de la commission de la circulation et du transport, pourtant un homme aguerri puisque ancien wali de Marrakech, avait été débarqué par le roi au cours de l’une de ses visites-surprises aux chantiers, pour ne pas avoir été à la hauteur de ses responsabilités. Assistera-t-on, une nouvelle fois à un tel scénario? Pour le moment, la ville ne vit pas à l’heure de ce sommet mondial avec des préparatifs engagés à temps. Préfère-t-on attendre la fin des vacances d’été pour entrer dans le vif du sujet et brûler les étapes et rattraper les retards de nuit avec des chantiers en continu 24h/24..?

 

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

 

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