Le Maroc et l’Italie vers un partenariat économico-commercial plus dynamique

Le Maroc et l’Italie vers un partenariat économico-commercial plus dynamique

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L’Italie et le Maroc ont décidé d’imprimer un rythme accéléré à leur coopération économico-commerciale à l’issue d’une table ronde qui a réuni, vendredi à Rome, des responsables gouvernementaux et institutionnels ainsi que des représentants du secteur privé des deux pays.

Ainsi, une délégation marocaine de haut niveau, présidée par le ministre délégué auprès du Ministère de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Mamoune Bouhdoud, a planché avec son homologue italienne, conduite par le vice-ministre pour le développement économique, Carlo Calenda, sur les différents aspects de la coopération bilatérale dans les domaines économique et commercial et les moyens susceptibles de lui insuffler une nouvelle dynamique en tirant profit des potentialités des deux pays et d’une conjoncture internationale favorable à l’implantation des entreprises transalpines dans le Royaume.

Le premier volet de cette rencontre a été marqué par des entretiens entre MM. Bouhdoud et Calenda, élargis aux représentants des institutions et établissements publics concernés des deux pays, l’objectif étant de parvenir à des positions communes et d’émettre des messages à l’endroit des acteurs du secteur privé en vue de les inciter à faire des ‘’propositions concrètes’’ pour promouvoir la coopération économique et commerciale et à participer à l’élaboration d’un ‘’diagnostic objectif’’ à ce sujet.

Le deuxième volet de cette rencontre a été consacré à un débat avec des représentants du secteur privé, animé par M. Daniel Kraus, directeur général de la Confindustria (patronat italien), au terme duquel ont été élaborées une série de propositions qui représentent ‘’une esquisse de stratégie et de programme d’action à présenter aux gouvernements des deux pays.

S’exprimant à cette occasion, M. Bouhdoud, qui était accompagné notamment de l’ambassadeur du Maroc en Italie, Hassan Abouyoub, s’est félicité du climat d’amitié et d’ouverture dans lequel s’est déroulée cette rencontre dont le principal objectif est de dresser un diagnostic commun et formuler des propositions opérationnelles pour l’avenir des relations économico-commerciales entre les deux pays.

Tout en mettant l’accent sur les atouts respectifs des deux pays, qui peuvent être mobilisés au service d’une reconquête de leur avantage compétitif global, le ministre a passé en revue les opportunités d’investissement qu’offre le Maroc dans divers domaines, rappelant les mesures prises pour encourager l’implantation des entreprises étrangères dans le Royaume. Après avoir rappelé que le Maroc est lié avec plusieurs pays par des accords de libre-échange, dont les Etats-Unis, ainsi que sa présence de plus en plus consolidée sur le marché africain, M. Bouhdoud a insisté sur l’intérêt que revêt cette rencontre destinée à inaugurer une nouvelle ère dans les relations économico-commerciales entre Rabat et Rome.

Même son de cloche chez M. Calenda qui a mis l’accent en particulier sur le climat de stabilité politique dont jouit le Royaume et ses atouts économiques, appelant à ‘’asseoir des relations économiques bilatérales basée sur la feuille de route que cette rencontre vise à établir’’.

M. Calenda, qui a insisté sur les avantages que pourraient tirer les deux pays d’une coopération plus renforcée pour conquérir de nouveaux marchés notamment en Afrique, a annoncé la visite au Maroc, dans les prochains mois, de délégations d’Hommes d’affaires italiens pour prospecter le marché local et conclure, le cas échéant, des partenariats avec le concours d’organismes publics italiens.

Au cours de cette réunion, les participants ont notamment relevé ‘’le caractère novateur’’ de la rencontre qui a permis d’établir ‘’un diagnostic sur les conditions actuelles du partenariat bilatéral et ses perspectives futures’, soulignant la nécessité pour les organismes de promotion de redoubler d’efforts afin d’inciter les opérateurs à saisir les opportunités d’investissement dans les deux pays. L’utilisation des mécanismes d’aide aux financements (au niveau bilatéral et de l’UE) demeurent limitée, ont-ils fait remarquer.

Ont pris part à cette table ronde, du côté italien, des responsables de plusieurs départements ministériels ainsi que des représentants de diverses entreprises, d’agences et d’instituts de financement d’entreprises et de banques.

La délégation marocaine était composée de plusieurs responsables au sein du département du l’Industrie et du commerce et de l’Agence marocaine du développement des investissements (AMDI) ainsi que de représentants du secteur privé notamment de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith) et de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile.

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