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L’information en a étonné plus d’un et continue de faire couler beaucoup d’encre avant que le président soudanais, Omar El Bachir, ne foule le tarmac de l’aéroport de Rabat , le 3 août prochain, pour une visite privée dans le royaume à l’invitation du souverain Mohammed VI. Sauf que ce séjour n’est pas comme tous les autres visites privées, puisque le président soudanais ne s’aventure pratiquement jamais à l’étranger en raison d’un avis de recherche international qui le vise, émis par la Cour Pénale Internationale, seule habilitée à juger les chefs d’états accusés d’actes graves dans leurs pays. Nul ne sait jusqu’à présent si cette juridiction est au courant de ce déplacement et si elle a averti le Maroc des risques encourus. De son côté, le Maroc évite de communiquer sur le sujet et aucun communiqué officiel n’est venu confirmer ou infirmer ce séjour et cette invitation royale, d’autant plus que le président soudanais dirige un pays membre de l’Union Africaine que le Maroc vient de réintégrer il y a peu et que les relations entre les deux pays se sont sensiblement améliorées allant jusqu’à la programmation d’une visite du roi Mohammed VI au Soudan qui sera reportée finalement.

La Cour Pénale Internationale dispose d’une large panoplie de moyens pour mettre la main sur le président soudanais lais elle n’ira pas en tout cas jusqu’à venir le cueillir à sa descente d’avion. A moins de créer un fâcheux précédent.

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