Le Maroc pour une réforme du CS qui en renforcerait l’efficacité, la...

Le Maroc pour une réforme du CS qui en renforcerait l’efficacité, la crédibilité et la représentativité (Akharbach)

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Intervenant dans le cadre d’une conférence ministérielle tenue sous le thème « Gouvernance globale et réforme du conseil de sécurité de l’ONU », Mme Akharbach a exprimé l’optimisme du Maroc quant à l’aboutissement, à terme, des négociations intergouvernementales engagées à ce sujet depuis 2008, sur « une réforme réaliste, pragmatique et inclusive » satisfaisante pour tous.

La secrétaire d’Etat a rappelé, à ce propos, la position constante défendue par le Royaume pour atteindre cet objectif « dans le cadre d’un processus de réforme démocratique, inclusif et consensuel, prenant en compte l’évolution des réalités internationales et régionales ».

Tout en relevant la « complexité » des différents aspects liés à cette réforme et des « enjeux politiques et stratégiques » qui en découlent, la responsable marocaine a insisté sur le fait que toute réforme tienne compte d’un certain nombre de paramètres fondamentaux.

Mme Akharbach a cité, à ce propos, « l’égalité souveraine des Etats » qui, a-t-elle observé, représente un principe consacré dans la Charte des Nations Unies.

Elle a évoqué également « la globalité de la réforme », expliquant que l’élargissement du Conseil n’est qu’un aspect du processus de réforme, qui englobe également l’amélioration de ses méthodes de travail, la prise de décision, la question du veto et le renforcement de son interaction avec les autres organes principaux de l’ONU, ainsi que la valorisation du rôle de ses membres non permanents.

« La primauté du Consensus » a été énumérée aussi parmi ces paramètres fondamentaux. De par la responsabilité première que joue le Conseil dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales, le processus de réforme du Conseil, a soutenu la secrétaire d’Etat, devrait constituer une opportunité pour la promotion de la cohésion régionale et internationale. Il devrait également, a-t-elle dit, représenter un moyen d’octroyer au Conseil réformé une légitimité accrue à même de lui permettre de remplir dûment ses fonctions.

Mme Akharbach a cité, dans ce même cadre, la nécessité de la préservation de l’efficacité du Conseil et sa capacité à remplir pleinement les prérogatives importantes qui lui sont dévolues pour la préservation de la paix et de la sécurité internationales.

Elle a estimé également nécessaire une « représentation géographique équitable ». L’élargissement du Conseil, a-t-elle affirmé, doit en effet tenir compte des impératifs d’une répartition géographique équitable des sièges ainsi que des spécificités de chaque région géographique afin de pouvoir répondre promptement à ses besoins particuliers, tout en donnant une priorité à la représentation des régions historiquement marginalisées, comme c’est le cas de l’Afrique et le monde arabe et islamique.

Auparavant, la secrétaire d’Etat avait mis l’accent sur l’importance du thème de la réforme du Conseil de sécurité en tant que sujet « d’intérêt planétaire et d’acuité croissante » et « une des questions récurrentes dans les débats internationaux sur la réforme de la gouvernance mondiale ».

Elle a souligné, dans ce cadre, l’opportunité qu’offre la conférence de mettre en exergue le rôle qui devrait être celui de l’ONU dans un monde globalisé et sans cesse acculé à faire face à des défis complexes et multiformes.

Mme Akharbach a relevé, à cet égard, l’existence d’un consensus parmi les Etats membres de l’ONU que le Conseil de sécurité assume une responsabilité centrale et vitale dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales et le règlement pacifique des différends, comme en témoigne le déploiement de près de 63 opérations de maintien de la paix, depuis 1948, de par le monde.

Elle a, dans ce même contexte, souligné la nécessité d’adapter le Conseil de sécurité à une gestion de crises de plus en plus complexes, aux besoins du rétablissement et la construction de la paix, à une certaine capacité à agir rapidement et aux nouvelles menaces telles que la lutte contre le terrorisme ou la prolifération des Armes de destruction massive.

De la réforme du Conseil de sécurité dépend le renforcement du rôle et de la crédibilité de l’ONU dans l’avènement d’un multilatéralisme efficace et vigoureux, a-t-elle insisté.

La responsable marocaine a exprimé, par ailleurs, le souhait du Maroc que les résultats de la Conférence de Rome puissent inspirer davantage la détermination collective à oeuvrer en toute responsabilité et engagement à l’avènement d’une gouvernance mondiale équitable, représentative et inclusive.

Elle a également formé l’espoir que le prochain cycle de négociations informelles puisse aboutir à des résultats positifs répondant à l’ensemble des attentes exprimées par les Etats membres de l’ONU.

Dans une déclaration à la MAP, Mme Akharbach a insisté en particulier sur la position du Maroc en faveur d’une représentation équitable du continent africain au Conseil de sécurité, rappelant que le Royaume est membre actif de la communauté africaine et est contributeur régulier aux opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Le Maroc estime que dans le cadre de la réforme à venir du Conseil de sécurité, les sièges permanents qui seront octroyés à l’Afrique devront être déterminés dans le cadre de la rotation géographique, a-t-elle indiqué.

« Nous Africains qui avons été si longtemps absents du Conseil de sécurité, nous ne pouvons être représentés tous et pour toujours par un seul pays ou deux. C’est donc la rotation des sous-régions du continent qui pourra constituer une représentation équitable et efficace de l’Afrique dans le Conseil de sécurité », a-t-elle affirmé.

Une centaine de délégations au total ont pris part à la conférence initiée par le gouvernement italien en vue de relancer le débat sur la réforme du Conseil de sécurité dans le contexte du changement global auquel la communauté internationale est confrontée.

Entre autres axes autour desquels le débat a été engagé, figurent des thèmes se rapportant à la « dimension régionale » de la réforme, aux critères de choix des membres du Conseil de sécurité et aux méthodes de travail à adopter à la lumière des négociations intergouvernementales en cours au sein de l’Assemblée Générale de l’ONU.

 

MAP__________________________

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