PARTAGER
Le fait de remanier un gouvernement ou d’en former un, serait-il devenu un acte suicidaire, politiquement, pour celui qui en a la charge ?
Si l’adage veut que l’appétit vienne en mangeant, les chefs de partis marocains, du moins ceux composant la majorité qui dirigent les affaires du parti actuellement, font preuve d’une gourmandise insatiable pour les portefeuilles ministériels qu’ils considèrent comme leur revenant de plein droit.
Ainsi, l’on comprend pourquoi le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani a voulu, pour se préserver et durer, jeter le bébé gouvernemental constitué il y a quelques mois à peine avec l’eau du bain, pour éviter une tornade qui pourrait l’emporter comme son prédécesseur. Il a tiré les conclusions qui s’imposaient après avoir retenu la leçon en voyant comment les chefs de partis, mettaient en premier leurs intérêts politiques et reléguer au second plan les urgences du pays et ses intérêts. Dès la décision de remplacer les quatre ministres limogés par le roi, les leaders de ces formations ont vu l’occasion inespérée de lorgner des portefeuilles stratégiques en plus de ceux, nombreux, occupés déjà par leurs formations.
Voyant le blocage venir de loin et pour ne pas tomber dans le piège de passer pour en être responsable, Saad Eddine El Othamni a eu la clairvoyance de revenir à  la case départ et confier le dossier du remaniement en haut lieu. L’histoire du pays lui sera reconnaissante de l’avoir épargné d’une attente de plusieurs mois avant de voir un nouveau gouvernement se mettre ou remettre au travail.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com
Tags : Actualités marocaines, infos, scoop, news, faits divers, économie, culture, Maroc, Rabat, Casablanca, Marrakech, Tanger, Fés, Salé, Police, Douane, Aéroport, crise, politique,  Saad Eddine El Othmani, gouvernement

Commentaires