Le Maroc se félicite de l’adhésion du SG à sa proposition de...

Le Maroc se félicite de l’adhésion du SG à sa proposition de réunir le Conseil consultatif sur les questions du désarmement

128
0
PARTAGER

Intervenant au cours du Débat Général, devant la Conférence du Désarmement  (CD-Session 2011), qui se tient à Genève, l’ambassadeur représentant permanent  du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, M. Omar Hilale, a  indiqué que le Maroc relève avec satisfaction que son appel a été entendu et  souhaite que les recommandations dudit Conseil génèrent des actions concrètes  susceptibles de permettre à la Conférence du Désarmement de sortir de son  blocage.

Pour ce faire, il est impératif de s’engager dans une démarche intégrée  inclusive et globale sur tous les aspects du désarmement, a insisté le  diplomate marocain, estimant qu’il n’y a pas de solutions magiques à la  paralysie actuelle, mais un besoin urgent  de volonté politique. En effet,  a-t-il expliqué, si les enjeux sont indéniablement sécuritaires et  géostratégiques, leur résolution est éminemment politique et leur négociation  nécessite, impérativement, des mécanismes efficients et adaptés. 

M. Hilale a signalé, dans ce contexte, que le Maroc, joint, à nouveau, sa  voix à celles des Etats Membres du Mouvement des Non Alignés pour appeler à la  convocation, sans plus tarder, de la quatrième session spéciale de l’Assemblée  générale sur le désarmement, dans le but de faire un diagnostic général de  toutes les instances onusiennes en charge du désarmement, s’accorder sur des  solutions aux problèmes systémiques de la Conférence du Désarmement et adapter  son agenda aux défis du 21ème siècle.

Dans l’attente de cette réflexion, il a appelé tous les Membres de la CD à  mettre de côté leurs différences et à se focaliser sur l’essentiel pour le  parachèvement de l’ultime objectif souhaité par tous, en l’occurrence un monde  exempt d’armes nucléaires. 

L’ambassadeur marocain a préconisé, à cet égard, qu’un traité interdisant  la production des matières fissiles doit être non discriminatoire, vérifiable  et doté d’instruments de gestion des stocks.  

Il a de même estimé que les déclarations unilatérales par les puissances  nucléaires sont insuffisantes parce que non juridiquement contraignantes et  réversibles, jugeant essentiel d’engager des négociations pour la conclusion  d’un traité contraignant sur les Assurances Négatives de Sécurité qui  protégerait les Etats Non Nucléaires de la menace nucléaire. Un tel instrument  juridique, a-t-il dit, est de nature à diminuer l’importance de dissuasion  accordée à l’arme nucléaire et constitue un élément fondamental dans l’édifice  du désarmement nucléaire.

M. Hilale a affirmé, dans ce même contexte, que la mise en place des zones  exemptes d’armes nucléaires dont celle du Moyen Orient, est un facteur  essentiel dans le processus de non prolifération, soulignant que la conférence  de 2012 sur le Moyen Orient présente une opportunité unique à saisir pour  débarrasser la région des armes de destruction massive. Aussi a-t-il appelé  toutes les parties prenantes à y participer avec la volonté politique requise  pour la création d’une zone du Moyen Orient exempte des armes nucléaires en  tant que mesure de confiance pour l’aboutissement d’une paix juste et durable  au bénéfice de toutes les populations de la région.
Il a également indiqué que la Prévention de l’armement de l’espace Extra  atmosphérique constitue une autre étape importante dans le désarmement  nucléaire et doit bénéficier de toute l’attention requise en gardant à l’esprit  le fait qu’il s’agit d’un patrimoine de l’humanité qui ne doit être utilisé que  pour les applications civiles.

Le diplomate marocain a regretté l’incapacité de la Conférence du  Désarmement de tirer profit du contexte mondial grandement favorable au  désarmement.

Il a notamment expliqué que la ratification récente de l’Accord START par  ses signataires (les Etats Unis et la Russie), les bonnes intentions exprimées  lors de la réunion de haut niveau convoquée par le Secrétaire général de l’ONU,  ainsi que la sonnette d’alarme qu’il a tirée dans sa déclaration du 26 janvier  dernier devant la CD, devraient servir de catalyseurs pour relancer les travaux  de cette Conférence. M. Hilale a dit souscrire à son analyse selon laquelle la  poursuite du blocage actuel de la Conférence du Désarmement a des implications  néfastes pour le monde et présente le risque de l’acquisition des armes  nucléaires par des réseaux terroristes.
En effet, a-t-il averti, la nébuleuse terroriste ne cache plus son  intention d’acquérir des armes nucléaires, ajoutant que l’apparition de  technologies accessibles au grand public facilitée par le développement de  marchés noirs ont rendu plus aisée la fabrication d’une bombe sale combinant  des explosifs conventionnels avec des matières radioactives afin de provoquer  le plus grand nombre de victimes innocentes.

Il a affirmé que ce sentiment grandissant d’insécurité, qui a porté la  question du désarmement au sommet de l’Agenda des Nations Unies, devrait  interpeler toutes les parties pour œuvrer collectivement à rétablir la  Conférence du désarmement dans son rôle d’organe multilatéral unique de  négociation des instruments multilatéraux de désarmement.
Parce que le blocage qui perdure depuis treize ans n’est pas une fatalité,  il est impératif de dépasser nos divergences sans plus tarder, car l’impasse  actuelle favorise la prolifération nucléaire et compromet l’ultime objectif  visé par la Communauté Internationale, en l’occurrence  la conclusion d’une  convention interdisant les armes nucléaires, a ajouté l’ambassadeur marocain.

Il a signalé que le Maroc participe activement aux efforts internationaux  de la promotion de la cause du désarmement et à la lutte contre le terrorisme  nucléaire, rappelant à cet égard que Casablanca avait abrité du 2 au 4 février  2011, un séminaire organisé par l’UNIDIR et l’Union européenne intitulé   « soutenir les négociations pour un Traité sur le Commerce des armes par des  discussions régionales et un partage d’expertise ».  

M. Hilale a également indiqué, qu’en guise de contribution aux efforts de  la Communauté Internationale dans la lutte contre le terrorisme nucléaire, le  Maroc organisera, en collaboration avec les Etats Unis et l’Espagne, un  exercice International « simulant la réponse à un acte malveillant impliquant  des matières radioactives » du 22 au 25 mars 2011 à Rabat.

Cet exercice qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan  d’action et des principes 4 et 7 de l’Initiative Globale contre le Terrorisme  Nucléaire, a-t-il précisé, a pour objectifs de renforcer l’échange  d’information aux niveaux national et international, examiner les mécanismes de  notification et de demande d’assistance au niveau international, examiner et  tester les aspects de coordination et de gestion de crise, démonter et tester  les opérations d’intervention technique et identifier les bonnes pratiques.   

Les Etats Unis, l’Espagne, la France, le Portugal, les pays Bas, le Cap  vert et les Emirats arabes Unis participeront à cet exercice tandis que les  autres membres de l’Initiative Globale contre le Terrorisme Nucléaire sont  invités en tant qu’observateurs.

_______________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

Commentaires