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Le Maroc se félicite de l’adoption par le Conseil de Sécurité de la résolution 1979 sur le Sahara marocain (MAEC)

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Cette résolution, adoptée à l’unanimité des membres du Conseil, préserve et renforce l’ensemble des acquis engrangés par le Maroc, au cours des dernières années, à la faveur de la présentation de son « Initiative d’Autonomie » et valorise les actions importantes prises par SM le Roi Mohammed VI pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’Homme.

Elle interpelle, en revanche, les autres parties quant à leur rôle politique évident dans le blocage du processus de négociation et les responsabilise par rapport à la situation humanitaire singulièrement dramatique qui prévaut dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien.

Ainsi, le Conseil réaffirme la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie, réitère son appréciation pour les efforts « sérieux et crédibles » déployés par le Maroc, appelle à des négociations sur la base de deux paramètres cardinaux de cette initiative, le « réalisme et l’esprit de compromis », tout en tenant compte des efforts déployés par le Maroc depuis 2006.

Il consacre aussi la centralité du processus de négociations comme seule voie de règlement, faisant ainsi échec aux tentatives des autres parties de déstabiliser, de fragiliser et de marginaliser ce processus.

A cet égard, la résolution salue la mise en œuvre de l’approche innovante, visant à insuffler une dynamique nouvelle au processus de négociations, et conforte les propositions constructives formulées par le Maroc dans ce cadre. Celles-ci ont trait à une plus grande contribution de représentants légitimes des populations originaires des provinces du sud à la recherche de la solution, afin de leur permettre de refléter les aspirations réelles de ces populations et leur attachement à la mère patrie. Elles concernent, en outre, l’engagement de débats thématiques liés à la gouvernance, qui offriront au Maroc l’opportunité d’approfondir le contenu substantiel et conforme à la légalité internationale de son initiative d’autonomie.

En outre, l’ensemble des acteurs, parties et Etats de la région sont appelés, non seulement à coopérer avec l’ONU et les uns avec les autres, mais aussi à « renforcer leur implication afin de mettre fin à l’impasse actuelle et de progresser vers une solution ».

Dorénavant, l’Algérie ne pourra plus se dérober à ses obligations en la matière, et se devra d’assumer un rôle à la hauteur de sa responsabilité avérée dans ce différend régional.

S’agissant précisément des droits de l’Homme, l’approche sérieuse et responsable prônée par le Maroc a prévalu, tandis que la démarche d’instrumentalisation et de torpillage adoptée par les autres parties a été désavouée.

En effet, et à l’instar du rapport du Secrétaire Général, le texte de la résolution ne fait aucune référence à un « mécanisme international de monitoring des droits de l’Homme », de quelque nature que ce soit. Il s’agit là d’un désaveu sans appel à la stratégie des autres parties, qui se sont livrées, au cours de l’année écoulée, à tous les excès, avec la multiplication des provocations, le détournement et l’exploitation de protestations sociales, la mobilisation de plusieurs relais et le recours irresponsable à une terminologie d’une virulence extrême.

Bien au contraire, la résolution prend note du rapport du Secrétaire Général qui vante la dynamique de réforme profonde et vertueuse engagée par le Royaume au cours des derniers mois. Le discours historique de SM le Roi du 9 mars y est salué, tout comme le processus ambitieux de régionalisation avancée et le chantier inédit de révision constitutionnelle.

Plus particulièrement, le Conseil de Sécurité se félicite de la mise en place, par le Maroc, du Conseil National des Droits de l’Homme, y compris de sa structure régionale dans les provinces du sud. Il salue, également, l’engagement du Royaume à poursuivre son interaction positive avec les procédures du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, à travers la nouvelle délégation interministérielle aux droits de l’Homme.

De la sorte, c’est la légitimité de l’intervention et la validité de l’action de ces institutions qui sont consacrées par le Conseil, qui reconnaît, par là même, la pertinence de cette prise en charge nationale des allégations de violations dans les provinces du sud, au même titre que dans les autres régions du Royaume. C’est là un message de confiance fort et un signal de crédibilité sans ambiguïté qui sont envoyés au Maroc.

Bien plus, et pour la première fois, le Conseil de Sécurité, demande solennellement au Haut Commissariat aux Réfugiés, de continuer à Âœuvrer pour la réalisation de l’enregistrement des populations des camps de Tindouf, se faisant, ainsi, l’écho de l’appel lancé dans ce sens par le Secrétaire Général, conformément au mandat du HCR et à sa pratique établie.

De ce fait, le Conseil reconnaît que le recensement, refusé obstinément par l’Algérie, depuis plusieurs décennies, constitue un préalable juridique incontournable pour une protection internationale effective des populations retenues dans les camps de Tindouf et un instrument indispensable pour leur permettre d’exprimer leur volonté, dans le cadre des interviews individuelles.

Ainsi, les multiples démarches entreprises par le Royaume auprès des membres du Conseil de Sécurité et les contacts étroits maintenus avec le Secrétaire Général des Nations Unies, ont permis de mesurer à leur juste valeur les explications délivrées, les argumentaires présentés, les informations fournies et les appréciations partagées sur ce sujet.

Pour rappel, ces démarches diplomatiques marocaines ont porté essentiellement sur la nécessité de renforcer le processus de négociation sur des bases renouvelées et innovantes et de le prémunir de la logique de la perversion ou du dévoiement préconisée par les autres parties. Elles ont, également, porté sur le caractère global et substantiel des réformes engagées par SM le Roi Mohammed VI sur les plans politiques et socio-économiques. Enfin, elles ont mis en exergue la légitimité et la pertinence du dispositif institutionnel national mis en place pour la promotion et la protection des droits de l’homme, à savoir le « CNDH », le « Médiateur » et la « Délégation interministérielle aux droits de l’Homme ».

Aujourd’hui, et à travers la résolution 1979, une résolution claire dans ses dispositions et qui apporte des clarifications utiles et appropriées, la communauté internationale confirme son attachement à la recherche d’une solution politique, réaliste et de compromis, à travers un processus de négociation serein et revigoré, qui ne saurait souffrir de manœuvres de diversion, de conditionnalité ou de blocage.

A cette occasion, le Royaume du Maroc voudrait rappeler sa volonté sincère de réussir le processus de normalisation en cours avec l’Algérie soeur, au bénéfice des deux peuples frères et au service d’une intégration maghrébine souhaitée et souhaitable à tous les niveaux.

 

MAP________________________

 

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