LE MAROC SOLVABLE

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Jean-Marc Pons, Directeur général de Coface Services Maghreb a indiqué, en commentant l’analyse risque-pays effectuée par Coface, que l’économie marocaine a fait preuve d’une très bonne résistance à la crise mondiale en 2009 , et que sa croissance en2010, a été portée par la demande interne avec une reprise des activités non agricoles.

 

Il a en outre souligné que l’assainissement des finances publiques de ces dernières années et l’endettement public modéré, continueront avec le retour à une certaine rigueur, d’autant plus que les réformes en cours ont pour but de réduire durablement le déficit budgétaire et la dette publique, alors qu’une grande partie de la dette extérieure, essentiellement publique et de poids raisonnable est due à des conditions concessionnelles ; ce qui constitue un avantage certain et la capacité du Maroc à faire face à ses engagements extérieurs semble assurée, quels que soient les chocs qu’elle pourraient subir.

Pour l’année 2011, Jean-Marc Pons pense que la tendance de 2010 se poursuivra et sera marquée par une vigueur du secteur secondaire, et de nombreux secteurs devraient en bénéficier, notamment l’énergie, l’automobile et le bâtiment sous l’impulsion du développement du logement social. La croissance devra rester soutenue par en partie la contribution de la demande interne, mais malgré une diversification accrue dans des secteurs à plus haute valeur ajoutée, l’économie du pays reste, néanmoins tributaire des performances du secteur agricole et par conséquent des aléas climatiques.

Concernant la baisse des IDE, le DG Coface Maghreb explique que malgré leur baisse, les marges de manœuvres fiscales accumulées au cours des dernières années permettront à l’Etat de continuer de mener en 2011 une politique contra cyclique. Une gestion active devrait permettre de poursuivre l’effort de réduction à l’origine essentiellement domestique, peu soumise au risque de change. Les IDE couvrent plus de 80% du déficit courant, et devraient continuer à jouer un rôle clé dans le développement de l’économie, ils ont passé le cap de la crise, pour devoir continuer à progresser à l’avenir.

Monsieur Pons a précisé que le marché marocain constitue une base arrière pour la conquête du marché maghrébin dans son ensemble, et pour l’ouverture vers l’Afrique sub-saharienne.

Taoufik SEDDIK

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