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Alors qu’il n’est pas encore remis de son différend avec le secrétaire général de l’ONU , Ban Ki Moon, le royaume doit s’attendre à mener une rude bataille dans les mois à venir au Conseil de sécurité suite aux changements intervenus dans sa récente composition au niveau des pays membres. Quatre pays connus pour leur sympathie à l’égard des thèses séparatistes du Polisario viennent d’y faire leur entrée, un mauvais signe pour le futur du dossier du Sahara à New-York.
Ces pays sont la Suède, l’Érythrée, la Bolivie et le Kazakhstan, et bien qu’ils ne disposent pas tous réunis d’un grand poids sur la scène internationale et auprès des membres permanents du Conseil de Sécurité, ils pourraient toutefois compliquer la tâche de la diplomatie américaine en se constituant en force de proposition et en groupe de pression pour nuire à Rabat.
En montrant à l’occasion de la crise avec Ban ki Moon qu’il disposait de soutiens et d’atouts décisifs pour contrer les manœuvres dilatoires des pro-séparatistes, le royaume n’en regarde pas moins l’arrivée de ces pays dans les circonstances actuelles comme un signe de mauvaise augure qui viennent s’ajouter à un ciel orageux menaçant avec la crainte de voir l’actuel secrétaire général préparer un mauvais coup avant son départ définitif à la fin de l’année.
Par Jalil Nouri

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