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Le Maroc est devenu, grâce à sa présence constante sur la scène internationale et à la politique rationnelle et éclairée menée par SM le Roi Mohammed VI, un partenaire économique « fort et fiable » pour l’ensemble du continent africain, a souligné, dimanche à Rabat, le président de la Chambre des Conseillers, Hakim Benchamach.

« Le Maroc, qui constitue désormais une terre de rencontre de cultures méditerranéenne et africaine, jouissant d’une stabilité et d’une sécurité indéniables, joue un rôle important dans la régulation du processus du commerce international et dans le drainage d’investissements directs », a souligné M. Benchamach, à l’ouverture d’une rencontre parlementaire de haut niveau initiée sous le thème « Facilitation du commerce et des investissements dans la région méditerranéenne et en Afrique ».

Il a également relevé, lors de cette rencontre, organisée conjointement par la Chambre des Conseilleurs, l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM) et l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), que le Royaume, grâce à l’expérience institutionnelle qu’il a accumulée et à ses liens commerciaux et spirituels, est qualifié à être un pays clé de l’Afrique et de la Méditerranée dans la politique d’échanges commerciaux aux niveaux régional et international.

« Le Maroc s’est engagé sérieusement depuis plusieurs années dans la mise en œuvre des plans d’action et des stratégies de réforme, liés aux axes abordés dans ce colloque et qui constituent une partie du grand chantier de réforme mené grâce à l’attention portée par SM le Roi Mohammed VI », a indiqué M. Benchamach, citant, à cet égard, la réforme liée à la nouvelle charte des investissements qui vise à donner un nouvel élan économique au pays et à drainer davantage d’investissements.

Le président de la Chambre des conseillers a, par ailleurs, fait observer que la région de la Méditerranée et l’Afrique souffrent de problèmes sérieux et font face à des défis énormes, relatifs à l’instabilité dans certains pays, la recrudescence de l’immigration clandestine, le flux des réfugiés et de phénomènes liés aux changements climatiques, à la propagation du fanatisme, du radicalisme et de groupes extrémistes et terroristes, relevant l’impératif de conjuguer les efforts pour réfléchir aux moyens à même de surmonter ces problématiques pour le bien des peuples de la région afin d’édifier un avenir commun et instaurer la paix sociale.

De son côté, le vice-président et président de la deuxième commission permanente à l’APM, Lhou Lmarbouh, a relevé que les pays méditerranéens et d’Afrique subsaharienne se remettent progressivement de la crise économique qui a frappé le monde entier en 2011, notant que beaucoup reste encore à faire en termes de création d’emplois, d’internationalisation d’entreprises, de facilitation du commerce, d’investissement et de soutien aux Petites et moyennes entreprises (PME), ainsi qu’en matière de formation professionnelle. « En plus de la crise économique et du chemin difficile vers un rétablissement complet, les conséquences économiques de certains événements liés au Printemps arabe existent toujours, pas seulement dans les pays qui ont vécu directement cette crise, mais aussi dans d’autres de la région qui ont vu leurs opportunités d’échanges se réduire complètement », a-t-il fait savoir.

M. Lmarbouh a aussi mis en avant la croissance démographique dans la région méditerranéenne, en particulier dans les pays de la région d’Afrique du nord et moyen Orient (MENA), ajoutant que « d’ici 2050, sa population augmentera de quelque 20 millions d’habitants auxquels il faudra assurer éducation, santé et emploi ». Il a, dans ce sens, souligné que le commerce et les investissements constituent des facteurs clés pour offrir à ces populations les opportunités nécessaires et contribuer à satisfaire tous leurs besoins, ajoutant que « la facilitation du commerce, en termes de simplification, de modernisation et d’harmonisation des procédures d’importation et d’exportation, devient indispensable pour le système commercial mondial, et la Méditerranée ne fait pas exception ».

Pour sa part, M. Said El Hachimi, Conseiller à l’OMC, a indiqué que si « on réussit à forger un consensus parmi les multiples centres d’intérêt dans la Méditerranée, il est fort à parier que ce consensus puisse devenir multilatéral ou mondial ». Il a, par ailleurs, estimé que « dans ce monde si tumultueux, l’APM détient le profil de constructeur de consensus (Consensus Builder), en vue de s’approprier des positionnements stratégiques sur les questions climatiques, économiques ou commerciales.

Ce débat-parlementaire (8/9 octobre) constitue une occasion de renforcer les concertations fructueuses concernant l’avenir de la région de la Méditerranée et de l’Afrique, d’approfondir les débats et les échanges de vues entre l’ensemble des participants sur les meilleurs moyens de réaliser les conditions optimum pour aller de l’avant sur la voie de la concrétisation du développement durable au profit des deux peuples.

Au programme de cette rencontre parlementaire figurent des exposés portant sur différentes thématiques liées aux négociations commerciales multilatérales pour l’économie méditerranéenne, aux défis relevés par les membres méditerranéens de l’OMC, à la gestion des litiges commerciaux et à l’implication effective des membres du parlement dans le commerce international, entre autres.

Les recommandations issues de cette rencontre seront soumises, le 10 octobre à Marrakech, lors de la rencontre interministérielle des pays d’Afrique du nord, en présence du Directeur général de l’OMC, en prévision de la rencontre mondiale interministérielle qui aura lieu prochainement à Rio de Janeiro au Brésil.

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