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Arrivé tardivement au gouvernement il y a quelques mois seulement à la
faveur du dernier remaniement ministériel du gouvernement Benkirane,
le ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire; Driss
Merroune, issu du parti du Mouvement Populaire, a tout juste eu le
temps de se faire connaître par un scandale qui a mis tout son
ministère sens dessus dessous en y laissant un mauvais souvenir de son
passage mouvementé par des nominations de hauts responsables en dehors
des procédures en vigueur à respecter.

Le scandale a pris des proportions énormes qui ont poussé le chef du gouvernement à geler les nominations aux hautes fonctions. Tout est parti du combat lancé
contre le ministre par la directrice de l’agence de l’urbanisme de la
ville de Safi qui a été débarquée du jour au lendemain par le ministre
sans qu’aucun mouvement de mutations légal ne l’y autorise, d’autant
plus que son remplaçant était loin d’avoir les compétences pour le
poste.

De révélation en révélation, la presse s’est mise à dévoiler toute une série de changements successifs de responsables à la tête d’autres directions régionales qui avaient pour point commun de se faire au profit de proches du ministre et de son parti, tous parachutés à des postes de responsabilités sans respect des procédures
qui les auraient éliminés de facto en raison de leur manque
d’expérience et de diplômes pour aspirer à cette promotion. Résultat
des courses, le ministre a empoisonné les relations de son parti qui
l’a défendu bec et ongle avec un chef du gouvernement ytès remonté
contre le Mouvement Populaire qui a battu le record de ce type
d’affaires de favoritisme et de dilapidation de deniers publics.

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