« Le mollah Omar est mort après avoir contracté l’hépatite C »

« Le mollah Omar est mort après avoir contracté l’hépatite C »

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Le mollah Omar est mort « de cause naturelle » après avoir été infecté par l’hépatite C, a déclaré son fils Yacoub dans une tentative de mettre fin à la polémique sur le décès mystérieux du fondateur des talibans afghans.

L’annonce à la fin juillet du décès du mollah Omar, qui remonte à 2013, avait plongé la rébellion islamiste afghane dans une vaste controverse, des commandants accusant la direction du mouvement de leur avoir menti pendant deux ans sur le sort de leur leader et d’avoir usurpé son identité en lui attribuant à tort des déclarations.

Ces accusations visaient surtout le mollah Akhtar Mansour, bras droit du mollah Omar devenu son successeur au cours d’un processus de désignation jugé « non consensuel » et « expéditif » par certains commandants menés par Yacoub, le fils aîné du fondateur des talibans, au pouvoir à Kaboul de 1996 à 2001.

Cette controverse a nourri les théories diverses sur les causes de la mort d’un des hommes les plus recherchés par les Etats-Unis pour avoir hébergé Oussama Ben Laden, l’architecte des attentats du 11 septembre 2001, certains combattants suggérant qu’il avait été assassiné.

Or dans un message audio diffusé dimanche soir et authentifié lundi par l’AFP auprès de sources talibanes, le fils du mollah Omar, Yacoub, soutient que son père avait été diagnostiqué avec l’hépatite C et s’est éteint en Afghanistan, et non au Pakistan comme le soutiennent les services secrets afghans, au terme d’une longue maladie.

« Une mort naturelle »
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 500.000 personnes meurent chaque année à travers le monde de pathologies liées à l’hépatite C, une maladie du foie causée par un virus transmis par le sang. « Je peux vous assurer qu’il est mort de cause naturelle. Il n’a pas été tué par des doyens au sein au sein de l’Emirat (le nom officiel des talibans) ou par des ennemis à l’extérieur de l’Emirat », a déclaré le mollah Yacoub.

« Il est mort rapidement lorsque sa santé s’est détériorée. Selon les premières informations que nous avons obtenu des médecins, il avait été diagnostiqué avec l’hépatite C », a-t-il ajouté, en appelant à la fois à « l’unité » des talibans tout en soutenant que son père n’avait « pas choisi de successeur ».

« Le plus important pour nous est de maintenir notre unité, pas de parler en mal des gens », a affirmé Yacoub sans plaider allégeance au mollah Mansour mais assurant se plier à une éventuelle décision d’un regroupement de mollahs et d’oulémas sur la légalité de cette succession controversée. « Je suis prêt à me sacrifier pour l’unité, je suis prêt à mener un attentat-suicide si cela peut assurer l’unité » des talibans, a même prétendu Yacoub.

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