Le nombre des morts et disparus des pluies à Rio pourrait dépasser...

Le nombre des morts et disparus des pluies à Rio pourrait dépasser 1.000

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Le nombre de morts confirmés est de 759, ont indiqué la Défense civile et le ministère de la Santé.
Les villes les plus touchées sont Nova Friburgo avec 365 victimes et Teresopolis avec 308.

 

Le ministère public de Rio de Janeiro a d’autre part comptabilisé 401 personnes portées disparues. Ce chiffre change au fur et à mesure que des personnes données comme disparues par leurs proches sont retrouvées ou que les secours dégagent des corps dans la mer de boue qui a submergé cette région montagneuse, à une centaine de kilomètres au nord de Rio.

D’autre part, près de 14.000 personnes étaient sans abri et étaient hébergées dans des centres d’accueil provisoires ou chez des proches.

La plupart des victimes ont été surprises dans leur sommeil, aux premières heures du 12 janvier.
Les pluies saisonnières, habituellement fortes, se sont cette fois-ci abattues avec une violence extrême, déversant en quelques heures l’équivalent d’un mois entier de précipitations et déclenchant des avalanches de boue, d’arbres brisés et de rochers qui ont tout balayé sur leur passage.

La Défense civile de Nova Friburgo a indiqué vendredi à l’AFP qu’elle commençait a faire un recensement des milliers de personnes affectées par les pluies pour pouvoir leur verser une première indemnisation.

Le gouvernement fédéral a annoncé une aide immédiate de 60 millions de dollars. Le canton suisse et la ville de Fribourg ont également annoncé une aide. La ville de Nova Friburgo a été fondée au XIXème siècle par des colons venus de cette région suisse, a rapporté vendredi la presse.

Dix jours après la catastrophe, l’une des pires de l’histoire du Brésil, cette zone touristique était encore loin d’un retour à la normale. De nombreux habitants se trouvaient toujours dans des villages isolés où des hélicoptères de l’armée les ravitaillaient en eau et vivres.

Outre des précipitations exceptionnelles, l’urbanisation sauvage à flanc de colline, l’imprévoyance des autorités, sont montrées du doigt comme responsables du nombre élevé de victimes chaque année à la saison des pluies, lors de l’été austral.

La nouvelle présidente Dilma Rousseff, qui a succédé le 1er janvier à Luiz Inacio Lula da Silva, s’est engagée à mettre en place un plan de prévention et d’alerte avant le Mondial de football en 2014.
Quelque cinq millions de Brésiliens vivent dans environ 500 zones à risque dans tout le pays.

AFP

 

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