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Le dictateur Kim Jong-un veut mettre fin à une mesure imposée par le Japon lors de la période coloniale. Ainsi, à partir du 15 août, l’heure légale en Corée du Nord sera retardée de 30 minutes par rapport à son fuseau horaire actuel. 

La Corée du Nord remet ses pendules à l’heure. Le régime de Kim Jon-un a décidé de revenir à son fuseau horaire initial, en retardant ses horloges de 30 minutes. La raison ? Célébrer le 70e anniversaire de la libération de la péninsule de la domination japonaise.

« Les méchants impérialistes »

La mesure, qui s’inscrit dans une politique nationaliste et anti-janonaise, sera effective dès le 15 août. Quand les montres afficheront 8h30 en Corée du Nord, il sera 30 minutes de plus, soit 9h, au Japon et en Corée du Sud. « Les méchants impérialistes japonais ont commis des crimes impardonnables, jusqu’à priver la Corée de son heure normale tout en piétinant sa terre et une histoire et une culture de 5.000 ans (..) », écrit dans un communiqué l’agence officille du pays, KCNA.

La Corée du Nord revient donc à la longitude – 127 degrés et 30 minutes est – qu’elle a connue quand le pays a pour la première fois introduit le concept de fuseau horaire officiel en 1908.

Des conséquences  ?

Le ministère de l’unification sud-coréen, chargé des affaires intercoréennes, a alerté sur les possibles conséquences que pourraient engendrer la décision de Kim Jon-un. Il a estimé que ce changement pourrait compliquer la situation, en particulier dans la zone industrielle intercoréenne de Kaesong, située en territoire nord-coréen. « A plus long terme, il pourrait y avoir des conséquences sur les efforts pour unifier les normes et réduire les différences entre les deux pays », a-t-il expliqué.

Fuseau horaire et diplomatie

La Corée du Sud avait, à l’instar de son ennemi du Nord dans quelques jours, décidé de marquer une rupture avec le Japon en changeant d’heure en 1954. Le pays était ensuite revenu en arrière en 1961,  après l’arrivée au pouvoir de Park Chung-Hee à l’occasion d’un coup d’Etat militaire. Le nouvel homme fort avait alors expliqué que les deux principaux alliés des Etats-Unis dans la région, Séoul et Tokyo, se devaient d’être au diapason.

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