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Alors qu’ils l’auront attendu avec scepticisme pendant 6 mois et assisté aux nombreux rebondissements et aux épisodes de son long feuilleton, les marocains ont appris dans l’indifférence la nomination, hier, de leur nouveau gouvernement avec à sa tête un nouveau chef islamiste, El Othmani.
En ouvrant leurs pages de journaux le lendemain de cette nomination, les marocains qui suivent de près l’actualité politique ont découvert tout d’abord que la main du palais a été décisive dans la confection de ce cette nouvelle équipe avec pas moins de 20 ministres qui sont reconduits dans leurs fonctions et qui ont seulement permuté pour la plupart d’entre eux.
Autre élément retenu par l’opinion publique, le recul du pouvoir des islamistes, pourtant vainqueurs des dernières élections, au profit du RNI, le parti du milliardaire Aziz Akhenouch, qu’ils considèrent toujours comme une formation proche de l’administration qui n’a pas obtenu de brillants résultats lors du dernier scrutin législatif et qui se retrouve en position de force au sein de ce gouvernement à la tête des ministères clés.
Et enfin, dernier reproche qui leur sera difficile d’ôter de leur esprit, le fait qu’il s’agit d’un gouvernement fabriqué de bric et de broc dont il sera difficile d’espérer mener les grandes réformes susceptibles de changer en mieux le quotidien des marocains. Des marocains qui ne tarderont pas à regretter presque l’ancien chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, un homme sans concessions, selon la réputation qu’il a fini par avoir auprès de ces mêmes marocains.

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