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Il s’agit incontestablement d’une annonce surprenante de la part du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, qui vient de décréter officiellement que le nouvel an amazigh, sera désormais et à compter de l’année 2018, considérée comme une fête nationale fériée et payée à la grande joie de tous ceux qui en réclamaient l’instauration depuis des lustres, comme respect de leurs spécificités et de leur culture.

Est-ce le début d’une nouvelle approche du pouvoir algérien de la question amazigh ou bien est-ce que ce virage ne relèvera au fond que de la symbolique pour apaiser les tensions dans certaines régions algériennes en pleine guerre de succession dans les sphères du pouvoir? C’est l’après Bouteflika qui le dira. Pour l’instant, les amazighs algériens ne bouderont pas cet immense plaisir et fêteront officiellement avec leurs compatriotes, leur « Yenneyer » qui coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien, en plus du nouvel an Hegire et celui des chrétiens, le premier du même mois.

Comme leur homologues marocains qui réclament également une mesure similaire, les Algériens de culture amazighe, célèbrent depuis toujours leur nouvel an « Yeneyer » ( Yenn pour premier et Ayer pour mois ), sans que cette fête n’ait un caractère de fête nationale comme ce sera le cas dès ce 12 janvier. De quoi encourager les amazighs marocains à pousser de la voix pour cette revendication. Leur vœu sera-t-il exaucé dans un futur proche au Maroc? un pays bien en avance par rapport à l’Algérie, dans la satisfaction des demandes de cette communauté, à en juger par l’apprentissage obligatoire de sa langue.

 

Par Nabila Kandili

 

Actu-maroc.com

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